L’Office national de l’énergie (ONÉ) a confirmé lundi la composition du comité d’audience de trois membres chargé d’examiner le controversé projet d’oléoduc Énergie Est.

Trois nouveaux commissaires ont été nommés pour remplacer le panel chargé de mener des audiences publiques sur Énergie Est qui s’était récusé à l’automne.

Les trois personnes nommées — Marc Paquin (du Québec), Don Ferguson (du Nouveau-Brunswick) et Carole Malo (de l’Ontario) — sont toutes bilingues.

Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Jim Carr, avait annoncé à la mi-décembre la nomination des trois nouveaux membres temporaires à l’ONÉ, mais il revenait au président de l’Office d’assigner des tâches précises aux membres.

Le comité sur Énergie Est comprendra donc le président d’audience, Don Ferguson, de même que deux autres membres, Carole Malo et Marc Paquin, qui détermineront comment se déroulera le processus d’examen au cours des prochaines semaines.

Ceux-ci remplacent les trois commissaires qui ont démissionné en septembre, alors que l’ONÉ faisait l’objet d’allégations de partialité. Deux d’entre eux, soit Lyne Mercier et Jacques Gauthier, avaient rencontré secrètement l’ex-premier ministre du Québec Jean Charest, alors que ce dernier agissait comme consultant pour TransCanada, le promoteur de l’oléoduc Énergie Est.

Devant le tollé soulevé par cette réunion, le panel avait rendu les armes et s’était récusé, expliquant vouloir ainsi préserver «l’intégrité» de l’ONÉ.

On ignore s’il sera jugé approprié de faire table rase et de recommencer les consultations du début, avec l’arrivée des nouveaux commissaires.

Les trois personnes nommées proviennent d’horizons différents. Marc Paquin a notamment oeuvré au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec (BAPE) et chez UNISFÉRA, une firme de consultants qui travaille notamment en développement durable.

Don Ferguson, ancien sous-ministre du Nouveau-Brunswick, était codirecteur d’On Point Consulting, cabinet-conseil spécialisé entre autres dans la gouvernance.

Carole Malo a notamment été directrice chez Hydro-Québec et a dirigé un cabinet spécialisé dans le conseil stratégique dans différents secteurs, dont l’infrastructure et l’énergie.

Ils auront la tâche d’écouter les points de vue sur ce projet d’oléoduc de 4500 kilomètres qui, s’il est construit, transportera 1,1 million de barils de pétrole par jour de l’Alberta jusqu’au Nouveau-Brunswick, en passant notamment par le Québec.

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