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QUÉBEC — Le Québec veut apprendre de New York pour défendre les droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT).

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, était en mission dans la métropole américaine jeudi concernant notamment cet enjeu.

Elle a rencontré la présidente et commissaire de la Commission des droits de la personne de la Ville de New York (New York City Commission on Human Rights), Carmelyn Malalis.

C’était la première fois qu’un ministre du gouvernement du Québec rencontrait un dirigeant de cet organisme.

«On sait que la Ville de New York a vraiment une longueur d’avance sur la question des droits humains. (…) Je voulais les entendre sur leur expertise, sur la façon dont les dossiers sont traités», a expliqué Mme St-Pierre dans une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, au sortir de son entretien qui a duré un peu plus d’une demi-heure.

La ministre a comparé la commission new-yorkaise à la Commission des droits de la personne au Québec. L’organisme reçoit les plaintes, enquête et condamne les contrevenants à des amendes s’il y a lieu.

«Ils (les autorités de la commission new-yorkaise) sont fiers de dire combien ils sont avancés et progressistes», a dit Mme St-Pierre. C’est d’autant plus important que la New York City Commission on Human Rights veut «contrer» la «contraction» des droits dans certaines régions des États-Unis plus réfractaires à la diversité, a-t-elle poursuivi.

La Ville de New York se targue de disposer d’une des lois antidiscrimination les plus élaborées des États-Unis.

Elle interdit la discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, l’âge, les origines nationales, le statut de citoyenneté, le sexe, le genre, l’orientation sexuelle, le handicap, la grossesse, le statut matrimonial, que ce soit en matière d’emploi, de logement ou de services publics. Cette loi interdit aussi les représailles, le harcèlement discriminatoire et le profilage.

Mme St-Pierre a quant à elle évoqué auprès de son interlocutrice le rôle du Québec dans l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), un forum où se retrouvent des États qui sont loin de garantir les droits des minorités.

Rappelons que la défense des minorités sexuelles est un des axes de la nouvelle Politique internationale du Québec. La ministre ne manque jamais une occasion d’aborder cet enjeu sur toutes les tribunes, même si cette position crée un malaise dans plusieurs pays où l’homosexualité est encore illégale.

Mme St-Pierre poursuit sa mission aux États-Unis. Jeudi soir, elle participait à une petite célébration de la Fête nationale du Québec à New York. Vendredi et samedi, elle sera à Los Angeles.

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