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MONTRÉAL — Trois cent étudiantes de l’Université de Montréal dénoncent le processus disciplinaire du corps professoral en matière d’inconduite sexuelle, qu’elles jugent inéquitable, injuste et opaque.

Dans une lettre ouverte envoyée mercredi à la ministre responsable de l’Enseignement supérieur et ministre responsable de la Condition féminine, Hélène David, les 300 signataires précisent que le processus disciplinaire de l’Université de Montréal permet aux membres du corps professoral d’être jugés par des pairs, à huis clos.

Elles dénoncent qu’une étudiante songeant à dénoncer soit confrontée à un traitement de plainte qui s’étendra sur plus de trois mois avant qu’une décision ne soit rendue et que les infractions ayant eu lieu à l’extérieur du campus ne soient pas reconnues.

À leur avis, il est inacceptable qu’une plaignante soit confrontée au fait de témoigner devant un comité de discipline où elle sera la seule étudiante et où rien n’empêche la personne contre qui elle a porté plainte d’être présente.

Les 300 femmes demandent à la ministre David d’agir, notamment en appelant le projet de loi 234 modifiant la Charte de l’Université de Montréal afin de permettre la mise en place d’un processus équitable, juste et transparent.

La lettre porte l’en-tête de la Fédération des associations étudiantes de campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM).

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