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OTTAWA — Un ex-travailleur d’Aveos qui doit rembourser 10 000 $ de prestations d’assurance-emploi qu’il aurait reçues en trop veut se battre jusqu’au bout. Il entend poursuivre son combat seul devant la Cour suprême.

Richard Champagne se considère victime d’une injustice due au transfert du centre d’entretien d’Air Canada à Aveos en 2011. Ce remboursement lui ferait perdre presque la moitié de l’indemnité de départ qu’il avait reçue après la fermeture controversée d’Aveos l’année suivante.

Le transporteur aérien n’avait finalement pas maintenu ses contrats d’entretien, ce qui avait mené à la faillite de l’entreprise.

M. Champagne, qui a ainsi perdu son fonds de retraite et plusieurs autres avantages sociaux, avait reçu environ 26 000 $ pour ses 11 années de service, en vertu du programme de cessation d’emploi d’Air Canada. Une somme dont le paiement avait été retardé jusqu’à la fermeture d’Aveos.

La Commission de l’assurance-emploi considère cette indemnité de départ comme un revenu et a donc jugé qu’il avait reçu environ 10 000 $ de prestations d’assurance-emploi en trop. La Cour d’appel fédérale a maintenu cette interprétation en avril.

M. Champagne est le seul ex-employé de l’entreprise à avoir porté l’affaire devant les tribunaux, mais il n’est pas le seul à devoir rembourser des prestations. En tout, 750 ex-travailleur ont reçu un avis.

Le plus haut tribunal du pays devra décider au cours des prochains mois s’il décide d’entendre ou non l’appel de M. Champagne.

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