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Au lendemain du rassemblement du Jour de la Terre à Montréal, Métro s’est entretenu avec le ministre de l’Environnement du Québec Pierre Arcand.

Des dizaines de milliers de Québécois se sont réunis dimanche à Montréal pour le Jour de la Terre. Que vous inspire un tel rassemblement?
Les questions environnementales, c’est un souci qu’on partage avec tout le monde. Cette journée est importante et je salue toutes les initiatives citoyennes qui veulent créer un meilleur environnement tout en luttant contre les changements climatiques car c’est dans la ligne de notre politique.

Beaucoup des manifestants appelaient à une nouvelle réflexion autour du Plan Nord. Le gouvernement va-t-il les entendre?
Le gouvernement les a déjà entendus. J’ai déposé un projet de loi la semaine passée qui va dans ce sens. 100 % du Plan Nord se fait avec des règles environnementales parmi les plus exigeantes en Amérique du Nord. On annonce aussi que d’ici 2035, 50 % du territoire sera réservé à des activités non industrielles. Tous les projets sont scrupuleusement analysés. Aucune mine ne peut être ouverte sans un processus très approfondi d’études d’impacts. Les partis d’opposition ne peuvent même pas dire ce qu’ils feraient de plus que ce que nous faisons actuellement.

Nombreuses étaient les pancartes sur le gaz de schiste. Comment rassurer les Québécois par rapport aux choix énergétiques de la province?

Nous avons un réel intérêt d’avoir des ressources d’énergies renouvelables. Tout le monde est d’accord là-dessus et nous faisons des efforts pour les développer. Pour ce qui est du gaz de schiste, nous avons mandaté des experts pour savoir si nous pouvons exploiter ces ressources dans le respect de l’environnement. Nous ne prendrons une décision que lorsque nous aurons une étude approfondie. Il est hors de question d’aller aveuglement vers cette energie pour le moment.

Quelle est la position du gouvernement concernant le nucléaire?
On vit actuellement avec une usine nucléaire. Il n’est pas question d’aller plus loin et d’en ouvrir d’autres. Seulement, cette usine à Gentilly date des années 1960 et nous devons prendre une décision. Ça va coûter des milliards pour la fermer, mais ça coûtera des milliards de la laisser ouverte. Quand Hydro-Québec nous aura rendu sa recommandation, le gouvernement prendra la meilleure décision possible.

Vous êtes donc prêts à sortir du nucléaire si Hydro-Québec vous le suggère?
On fera le débat au sein du gouvernement. C’est hypothétique pour le moment. Nous prendrons la meilleure décision pour les Québécois au moment venu.

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