VANCOUVER – Une session de yoga en plein air qui devait se tenir sur un important pont de Vancouver a été annulée après que la première ministre de la Colombie-Britannique eut annoncé qu’elle ne participerait pas à l’événement et que deux entreprises eurent retiré leurs contributions financières.

Christy Clark a annoncé vendredi que l’activité «Om the Bridge», qui devait se tenir le 21 juin sur le pont Burrard, n’aurait pas lieu. Elle a justifié sa décision en disant que la politique s’était emparée de l’événement et qu’elle l’avait dépouillée de son côté rassembleur et introspectif.

Dès l’annonce du retrait de Mme Clark sur Twitter, plus tôt vendredi, les détaillants Lululemon et YYoga avaient renchéri en annonçant qu’ils annulaient leur participation financière à l’événement.

Dans deux communiqués distincts, Lululemon et YYoga ont déclaré que leurs intentions étaient pures, mais que l’événement n’avait plus le soutien du public.

Le fondateur de YYoga, Terry McBride, a indiqué que son entreprise songeait à organiser une session de yoga dans un parc dans le cadre d’un événement qui rallierait la communauté. La porte-parole de Lululemon, Jill Battie, a également fait état d’une célébration qui serait organisée prochainement et qui ferait honneur à l’esprit du yoga.

Avant que l’événement ne soit officiellement annulé, une troisième entreprise, AltaGas, avait annoncé le retrait de sa commandite de 10 000 $.

L’intention de la première ministre Clark de fermer un pont du centre-ville de Vancouver pour célébrer la Journée internationale du yoga avait attisé la colère de nombreux citoyens. Certains avaient lancé que Mme Clark devait plutôt se préoccuper des dossiers autochtones, puisque le 21 juin est également la Journée nationale des Autochtones.

La première ministre s’était défendue en rappelant que la Journée internationale du yoga est célébrée à travers le monde et qu’elle est reconnue par les Nations unies.

De son côté, le chef de l’opposition officielle dans la province, le néo-démocrate John Horgan, a déclaré que bien que Mme Clark disait vouloir sortir la politique du yoga, c’est exactement le contraire qu’elle a fait.

Selon le gouvernement, la fermeture du pont aurait coûté 150 000 $.

«L’événement a dérapé puisqu’il représentait un gaspillage des fonds publics», a estimé M. Horgan. «Des millionnaires reçoivent des congés d’impôts et la première ministre ferme un pont pour pouvoir tenir sa session de yoga. Je crois que des gens ont été choqués.»

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