TORONTO – Un Ontarien reconnu coupable il y a 45 ans d’avoir tué sa femme, et qui avait purgé quatre ans de prison pour cet homicide, a finalement réussi à rétablir sa réputation, lundi.

La Cour d’appel de l’Ontario a formellement acquitté John Salmon, aujourd’hui âgé de 75 ans, de l’accusation d’homicide qui avait été déposée contre lui à la suite du décès de sa femme, Maxine Ditchfield, en 1970. La Couronne a aussi présenté ses excuses pour cette erreur judiciaire.

Au procès de M. Salmon, la Couronne avait plaidé que Mme Ditchfield était morte de ses blessures après avoir été battue. M. Salmon, lui, soutenait que sa femme avait fait plusieurs chutes dans leur résidence de Woodstock, ce qui expliquait les blessures.

L’association qui défend les personnes se disant victimes d’erreurs judiciaires (Association in Defence of the Wrongly Convicted) a embauché trois pathologistes pour revoir la preuve de la Couronne.

Ces spécialistes ont finalement conclu que Mme Ditchfield était effectivement tombée à plusieurs reprises après un accident vasculaire cérébral.

Ces nouveaux éléments ont permis à M. Salmon de demander la réouverture de son dossier, après toutes ces années — et quatre ans de prison.

«Ça a été une expérience horrible que d’être accusé d’avoir tué la femme que j’aimais, et de passer quatre ans en prison», a indiqué M. Salmon dans un communiqué avant l’audience en Cour d’appel. «Depuis, j’ai dû traîner la honte pour un crime que je n’avais pas commis.»

Le septuagénaire a indiqué lundi que sa vie durant, il avait senti que les gens tentaient de fuir sa présence.

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