Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

FORT MCMURRAY, Alta. – Les ministres albertaines de l’Énergie et de l’Environnement, Marg McCuaig-Boyd et Shannon Phillips, se sont dites troublées par le déversement important de produits pétroliers d’un oléoduc, survenu dans la région de Fort McMurray la semaine dernière.

Mme Phillips a affirmé que malgré tout, les oléoducs demeuraient le moyen le plus sécuritaire pour transporter des produits pétroliers.

Les deux ministres ont visité vendredi le site touché par la fuite, à quelque 35 kilomètres de Fort McMurray, en compagnie d’un représentant d’une Première Nation résidant à proximité.

Mmes McCuaig-Boyd et Phillips ont affirmé qu’elles étaient confiantes que l’enquête en cours supervisée par l’Agence de réglementation de l’énergie de l’Alberta saura faire la lumière sur les causes du déversement.

Environ cinq millions de litres d’un mélange de bitume, d’eau et de sable se sont déversés la semaine dernière sur un territoire d’une superficie de plus de 16 000 kilomètres carrés. Le système d’alarme n’avait pas détecté la fuite.

Byron Bates, un conseiller de la Première Nation numéro 468 de Fort McMurray, a indiqué que certains des membres de sa communauté avaient été tellement perturbés par les événements qu’ils ne pouvaient même pas regarder les nouvelles à la télévision. Il a affirmé que le conseil de bande espérait que les communications sur ce qui se fait sur le terrain s’améliorent.

«J’ai visité le site du déversement et c’est très différent aujourd’hui, a-t-il affirmé. Il y a beaucoup d’action, Nexen travaille avec nous et c’est très encourageant de voir les ministres du gouvernement ici aujourd’hui. Nous attendrons un rapport complet sur l’incident et un partage d’information.»

De son côté, le député du parti Wildrose pour la circonscription Fort McMurray-Wood Buffalo, Tany Yao, aurait aimé que la réaction du gouvernement albertain soit plus rapide.

«Je suis heureux que ces ministres soient venus à Fort McMurray — mieux vaut tard que jamais. Je suis content de voir que leurs commentaires n’étaient pas négatifs à l’endroit de notre industrie. Je pense qu’ils commencent à reconnaître l’importance des sables bitumineux», a-t-il souligné.

La fuite a été découverte par un entrepreneur le 15 juillet. La compagnie Nexen a indiqué que la fuite s’était déclarée entre le 29 juin et cette date, mais qu’elle ne pouvait déterminer le moment exact.

Ce manque de précision inquiète l’organisme de défense environnementale Greenpeace, qui s’est dit choqué d’apprendre que l’oléoduc pourrait avoir coulé durant deux semaines avant d’être découvert par hasard.

Un canard a été trouvé mort sur le site la fin de semaine dernière, mais la compagnie croit qu’il est mort avant que les mesures pour contenir la fuite et éloigner les animaux sauvages aient été mises en place.

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