THE CANADIAN PRESS Gaétan Barrette

Les autres provinces sont inspirées par les nombreux changements législatifs qui ont eu lieu au Québec dans le domaine de la santé, selon le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

C’est l’un des constats que M. Barrette fait à la suite de sa rencontre avec ses homologues des autres provinces et la ministre fédérale de la Santé, la semaine dernière.
«Ça va probablement vous surprendre, mais toutes les provinces ont des problèmes d’accès aux soins de première ligne. Or, le reste du Canada regarde le Québec avec un grand intérêt, parce que nous avons été la province la plus agressive et déterminée dans nos politiques [pour régler ce problème]», a soutenu le ministre en entrevue avec Métro.

M. Barrette a aussi été étonné et impressionné par le travail entamé par les autres provinces dans le dossier de l’aide médicale à mourir, basé sur l’exemple de la Loi concernant les soins de fin de vie du Québec. «Toute action législative de leur part va découler de la position finale du gouvernement fédéral, que nous attendons», a-t-il dit, convaincu qu’un consensus pancanadien est possible sur cette question.

Par ailleurs, M. Barrette constate que l’équivalent des frais accessoires, décriés par plusieurs groupes de pression au Québec, existe dans toutes les provinces. «Des sommes d’argent déboursées par les patients, il y en a partout au Canada. Ça dénote qu’il y a une problématique de financement, que les gouvernements ne peuvent pas tout faire et que l’enjeu est l’accès aux soins. Or, personne ne voit un drame au Québec», a-t-il estimé.

«La Loi 10 et la Loi 20, on en entend parler en bien d’un océan à l’autre.» – Gaétan Barrette, ministre de la Santé

Ambiance nouvelle
Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se réjouit de l’ambiance nouvelle qui règne entre le gouvernement fédéral et ceux des provinces. «Au moins, on peut se parler. En comparaison avec le gouvernement précédent, c’est noir et blanc», a-t-il noté.

Beaucoup de travail reste toutefois à faire dans le dossier qu’il juge prioritaire, soit celui des transferts fédéraux en santé. «On peut identifier plusieurs enjeux, mais leurs solutions vont toujours commencer avec du financement et se terminer avec les limites du financement», a commenté M. Barrette.

Comme les autres provinces, Québec demande qu’au moins 25% des dépenses de santé des provinces soient financées par le fédéral. La ministre fédérale Jane Philpott s’est engagée à augmenter les montants actuels, qui sont en dessous de ce qui est demandé par les provinces, mais leur hauteur et les critères de répartition de ces derniers entre les provinces restent à déterminer lors de futures discussions.

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