Cette semaine, Métro craque pour le film de Ziad Doueiri L’insulteles livres Venir au monde d’Anne-Marie Olivier et L’enfant perdu d’Elena Ferrante, la baladodiffusion Disparue(s), le spectacle de François Bellefeuille, le retour de Nathalie Portman à SNL ainsi que les nombreuses activités organisées ce week-end pour souligner le vingtième anniversaire de la publication du premier livre sur les péripéties d’Harry Potter.

1. L’insulte
Le film de Ziad Doueiri s’ouvre sur le quotidien de Beyrouth, sous le chaud soleil méditerranéen, dans un pays qui se remet encore et toujours de la guerre. Se croiseront les chemins de deux hommes : Toni (Adel Karam), un Libanais chrétien au caractère explosif qui, comme le lui dira le second, «parle trop», et Yasser (Kamel El Basha), un réfugié palestinien qui verra les limites de sa patience être testées par les provocations du premier. Une insulte va rouvrir des plaies encore vives. S’ensuivra un procès d’intention, où les torts seront partagés, et auquel tout le monde se mêlera. Le scénario en pelures d’oignon est merveilleusement bien écrit, aucune parole n’est inutile, aucun geste n’est anodin. L’insulte est le premier film libanais en lice pour l’Oscar du Meilleur film étranger. À l’affiche dès aujourd’hui. (Carine Touma)

2. Venir au monde
À moins d’être passé par Québec ou L’Assomption le printemps dernier, il est peu probable que vous ayez eu l’occasion d’assister à une représentation de la plus récente pièce d’Anne-Marie Olivier. Heureusement pour vous, Atelier 10 vient de publier ce texte puissant qui raconte en rafale plusieurs accouchements. Des récits d’autant plus touchants qu’ils sont tous tirés de centaines d’histoires vraies. «La somme des histoires nous rappelle aussi que, peu importe la façon dont ça se passe, chaque naissance est un miracle. Un fucking miracle», écrit très justement la metteuse en scène Véronique Côté dans la préface. On croise maintenant les doigts pour que la pièce soit bientôt montée à Montréal. (Jessica Dostie)

3. Les 20 bougies d’Harry Potter
Que lisiez-vous il y a 20 ans? Il y a de fortes chances que vous ayez eu entre les mains Harry Potter à l’école des sorciers, le premier tome de l’incroyable série de J.K. Rowling. Il venait tout juste d’arriver sur les tablettes en français. Pour souligner cet anniversaire, jusqu’à dimanche, plusieurs librairies au Québec (dont quelques-unes à Montréal) célébreront à leur manière en organisant activités et tirages de cadeaux. Sorciers et moldus pourront aussi se procurer une édition spéciale du livre aux couleurs des maisons de Poudlard. (Virginie Landry)

 

4. Le retour de Natalie Portman à SNL
En 2006, Natalie Portman se retrouvait au centre d’une séquence légendaire de Saturday Night Live, où une alter ego badass prononçait dans un rap de deux minutes le mot «f*ck» plus de fois que dans toute la vie de l’actrice [à (re)voir sur le web]. Si d’autres acteurs reviennent régulièrement comme hôtes de l’émission humoristique, ce ne sera que la seconde fois pour Portman. Celle qui a livré un témoignage poignant lors de la récente marche des femmes – des centaines de milliers de personnes y ont déclaré leur opposition à Donald Trump – pourrait profiter de son monologue pour aborder l’égalité des sexes. On a hâte. Demain à 23 h 30 à Global et NBC. (Baptiste Barbe)

5. L’enfant perdue
Voici enfin la traduction française tant attendue du quatrième et dernier tome de la saga napolitaine L’amie prodigieuse, d’Elena Ferrante, qui nous aura fait suivre ses deux héroïnes sur 60 ans. À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila se lançait dans l’informatique tandis qu’Elena s’abandonnait dans les bras de Nino, devenu son amant, après des années à en rêver. Ceux qui ont déjà été séduits par la série ne seront pas déçus par cette finale. Les autres non plus! Avec sa plume acérée, l’auteure boucle la boucle avec panache. Et même si les spéculations vont bon train quant à la véritable identité de Ferrante (un pseudonyme), la bonne nouvelle, c’est qu’on pourra continuer à la (le?) lire dans The Guardian chaque semaine. Aux éditions Gallimard. (Jessica Dostie)

6. Disparue(s)
La baladodiffusion Disparue(s), animée par l’ex-policier Stéphane Berthomet, a permis de rouvrir l’enquête sur la disparition de Marie-Paule Rochette en 1953. La semaine dernière, un coroner a été nommé pour tenter d’élucider ce mystère. La qualité de la baladodiffusion diffusée sur le site de Radio-Canada n’est pas étrangère à cette décision. Au fil des épisodes, on est captivé par les analyses de l’ex-policier et les discussions qu’il a eues avec la famille de la victime. Saura-t-on un jour ce qui est à l’origine de la disparition de Mme Rochette? (On en sait un peu sur les circonstances, mais on ne veut pas jouer les divulgâcheurs.) À suivre dans le 10e épisode, dont la date de diffusion n’a pas encore été annoncée… (Marie-Eve Shaffer)

7. François Bellefeuille
Exceptionnel. Hilarant. Exaltant. Bluffant. Rarement (jamais?) je n’ai autant ri. Sans arrêt. Des blagues lancées à la mitraillette pendant plus d’une heure fantastique et inoubliable. Pour être franc, je connaissais peu François Bellefeuille avant de découvrir son deuxième spectacle. Mais quelle surprise! Parfois colérique (il paraît que c’est son personnage), souvent très personnel, toujours original et absolument sans filtre, l’humoriste multiplie l’autodérision et les histoires, se basant sur sa vie, son quotidien, sa famille, son enfance. Il présente également quelques dessins réalisés à l’âge de huit ans, sans oublier des photos, disons… insolites! Derrière sa longue barbe fournie, François Bellefeuille est définitivement une énergique machine à rire. Et à faire rire aux larmes. Demain à 21 h 30 à L’Olympia. (Romain Schué)

Et on se désole pour…

Radio-Canada et les vox pop
Depuis quelques semaines, le Téléjournal de 18 h de Radio-Canada (écouté religieusement par l’équipe de soir de Métro) a pris la (mauvaise?) habitude d’intégrer des vox pop à plusieurs de ses reportages présentés en manchette. Le verglas? Vox pop. Le premier budget Plante? Vox pop. Le déneigement? Vox pop. Loin de nous l’idée de vouloir museler l’opinion publique, mais n’y a-t-il pas un moyen plus pertinent de bâtir un argumentaire journalistique que de placer un micro sous le nez d’un quidam qui n’a pas eu plus de cinq secondes pour réfléchir à la question posée? Pourquoi ne pas laisser cet exercice à TVA? (Benoit Valois-Nadeau)

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