Collaboration spéciale Chaton sera en concert à Montréal samedi en première partie d’Isaac Delusion DJ Set au Théâtre Fairmount.

Chaton, c’est Simon Rochon Cohen, un auteur-compositeur-interprète français touche-à-tout qui semble avoir vécu neuf vies, ou presque.

Avant d’être Chaton, Simon s’appelait Siméo. Sous ce pseudonyme, il a lancé trois albums, le dernier datant de 2009, et collaboré avec plusieurs autres artistes en tant qu’auteur, compositeur et producteur.

En mars dernier, il a sorti un nouvel album, Possible, un projet bien personnel qu’il a alors signé Chaton. «J’étais vraiment identifié comme un “faiseur” avec [le pseudo Siméo]. En revenant sur scène, je changeais un peu de statut. Du coup, j’ai trouvé ça assez juste de changer de pseudonyme. Je ne le vois pas comme un changement mais plutôt comme une évolution.»

Chaton, c’est donc son nouveau projet de musique aux airs électro-reggae-pop. Difficile d’accoler une étiquette sur son style, même pour l’artiste lui-même. «Je pense que c’est 35 ans d’écoute et de digestion de musique en tout genre. C’est tout ce que j’ai écouté, tout ce que j’aime, tout ce que j’ai produit aussi. J’ai synthétisé tout ça.»

Cet album-là, il l’a fait pour le plaisir, sans même penser qu’il pourrait être entendu par un public. «C’était vraiment un truc de cœur, plus pour me sauver de la folie qu’autre chose. Pour la première fois de ma vie, j’y ai mis tout ce que j’aimais et juste ce que j’aimais.»

Et Chaton, il en aime, des choses. L’électro, la pop, le reggae, le jazz, le classique. «Ça donne ce mélange étrange que moi-même j’ai de la misère à catégoriser.» «Étrange» n’est pas le mot qu’on aurait utilisé. Différent, nouveau, rafraîchissant, oui. Mais pas étrange.

«Je pense que ma plume est plus aiguisée que mon niveau de production musicale.» – Chaton

La musique de Chaton est épurée, minimaliste, dénuée de flaflas. Ses paroles sont minutieusement écrites, comme des poèmes. «Je voulais vraiment laisser la place aux propos, parce que c’était le cœur de ce disque, ce que j’avais à y raconter. Je voulais laisser la place à l’air, à la voix et aux mots.»

Un bon exemple de ce style bien à lui, c’est sa chanson Poésies. Comme trame sonore, quelques claquements de doigts et quelques bruits de fond pour créer un tempo. Sa voix et ses paroles bien ficelées peuvent ainsi mieux briller.

Si ses chansons sont tantôt joyeuses, tantôt plutôt sombres, c’est qu’elles sont le parfait reflet des émotions de leur auteur. «Je suis extrêmement sujet à des fluctuations d’humeur. Je suis hypersensible. J’ai tendance à pouvoir être, dans la même journée, extrêmement heureux et extrêmement down. J’oscille entre ça.»

Son point d’équilibre, il le trouve dans la musique et sur «la scène encore plus, ajoute-t-il. Quand j’écris, quand je compose, je suis mêlé entre les deux. Je vis vraiment les choses de façon très extrême».

Maintenant qu’il a fait les deux, préfère-t-il travailler sur son projet solo ou collaborer avec d’autres artistes? «J’aime énormément travailler pour les autres et ça m’a apporté énormément de choses, mais il y a des filtres. Tu racontes la vision de quelqu’un d’autre à travers ton prisme. C’est impossible d’être à 100% honnête quand tu travailles pour quelqu’un d’autre. Ç’a un côté hyper-bien, parce que c’est moins engageant, dans le sens où tu te mets un peu moins tout nu.»

Mais au final, il aime bien «être vraiment à poil» et présenter sa propre musique. «C’est beaucoup plus d’implication émotionnelle. Le résultat te ressemble à 100%.»

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