collaboration spéciale Il y a deux façons de procéder : «Vous pouvez soit accepter mon génie, soit le rejeter», suggère RiFF RaFF.

«Si les gens m’avaient aimé dès le premier jour, nous ne serions pas en train de faire cette entrevue. Je serais plutôt dans un jet privé quelque part dans le coin des îles Fidji», nous annonce RiFF RaFF. Sauf que, comme il le rappelle lui-même, le public n’a pas craqué pour lui instantanément. Ce qui fait qu’on se parle au téléphone pendant qu’il se prélasse au bord de sa piscine.

Moqué par les uns, adulé par les autres, RiFF RaFF, un «rappeur, acteur et entertainer» originaire de Houston, au Texas, clame haut et fort qu’il est «le plus sous-estimé, le plus détesté, mais aussi le plus grand génie du monde».

Quand on le regarde aller, on se demande perpétuellement s’il niaise, s’il joue ou s’il y croit vraiment. Certains lui trouvent des airs de type peu recommandable et le traitent de «mauvais garçon», mais le jeune homme s’en fout pas mal.

Il ne se gêne pas pour tourner des vidéos maison où, un billet de 100 roulé dans le nez, il s’enfile des lignes de cocaïne et fait du freestyle pendant plusieurs minutes. Il se fait d’ailleurs un devoir d’«enfreindre toutes les règles possibles et imaginables». «Je fuis comme la peste tout ce qui est ‘‘consigne et restriction’’, dit-il. La police, les écoles, le travail, les gens qui essayent de me diriger. Rien à foutre! Je me tiens le plus loin possible de tout ça.»

Ex-star de la téléréalité From G’s To Gents, celui qu’on connaît aussi sous le pseudonyme de Jody Highroller voit grand. «Certaines personnes sont en quête de sensations fortes. Elles se jettent en bas de falaises ou font du parachute. Moi, je suis en quête de luxe. Je veux mener une vie cossue. Je veux conduire le meilleur char, manger les meilleurs hors-d’œuvre, voyager à mon aise, énumère-t-il. Je veux faire des tours de jet avec quatre ou cinq femmes qui seront prêtes à faire l’amour avec moi dès que j’en aurai envie. Je n’ai pas besoin de faire des tours de montagnes russes ou du bungee, moi. Ce n’est pas ça qui m’excite.»

N’étant pas gêné de dire qu’il rêve d’être un artiste «très grand public», RiFF RaFF affirme qu’il ne sera pas satisfait de son sort tant que MTV ne passera pas cinq de ses vidéoclips les uns à la suite des autres tous les jours et que le président américain «ne l’invitera pas à souper à la Maison-Blanche». Il rêve aussi d’avoir «une rue, un boulevard et un pont nommés en son honneur». Il veut faire des films, animer un talk-show et sortir des tonnes de disques. D’accord, le cinéaste Harmony Korine (Mister Lonely) prépare un film dans lequel James Franco joue son rôle, et le DJ Diplo l’a signé pour plusieurs albums. Mais RiFF RaFF trouve que ce n’est pas assez.

«Les gens ne pourront pas comprendre qui je suis et ce que je suis capable d’accomplir tant que je ne serai pas monstrueusement riche. L’argent, c’est la liberté. OK, si t’es un millionnaire coincé sur une île déserte, t’es simplement un gars avec une montagne de papier qui ne vaut plus rien. Mais dans le monde que j’habite, moi, dans le monde dans lequel tu habites, toi, l’argent permet de faire de grandes choses. De. Très. Grandes. Choses. Quand j’en aurai plein, je vous garantis que les gens vont dire : ‘‘Aaaaaah! Maintenant, je le comprends, ce mec! Alors, qu’est-ce qu’il va nous inventer de nouveau? Allez! Allez! J’ai hâte!’’» Conclusion? «Vous n’avez encore rien vu.»

RiFF RaFF
Première partie : Radio Radio
À la Salle André-Mathieu
Vendredi soir à 20 h

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