Après des années à attendre le financement pour son deuxième long métrage, Yves Pelletier est finalement en train de tourner Le baiser du barbu, sa seconde comédie romantique.
Après avoir exploré les mystérieuses lois du hasard et les liens entre sÅ“urs dans Les aimants, en 2004, le réalisateur se plonge maintenant dans l’univers masculin et s’intéresse aux effets de la pilosité. Oui, oui!
Le baiser du barbu met en scène un jeune comédien, Benoît (David Savard), qui, suivant les conseils de son frère Frank (Ricardo Trogi), décide de se faire pousser la barbe pour rendre plus réaliste le personnage qu’il campe dans un souper-spectacle. À son grand étonnement, sa nouvelle pilosité faciale aura comme effet de lui apporter du succès, au grand dam de sa copine, Vicky (Isabelle Blais), qui développera une mystérieuse allergie à cette barbe.
C’est après qu’Yves Pelletier eut arrêté de se raser pour un personnage de «gars de bicycle» dans le film Camping Sauvage, en 2004, que l’idée du scénario du Baiser du barbu a germé dans son esprit. Ses poils au visage lui avaient alors apporté une nouvelle façon de voir la vie.
«Avec ma barbe, je me suis aperçu que les choses étaient différentes, explique l’ancien membre de RBO. Les gens autour de moi n’aimaient pas ça, et moi non plus je n’aimais pas ça pantoute! J’ai alors constaté des changements autour de moi. Ç’a mené à de drôles de situations. Ç’a changé la morphologie de mon visage; et ça pique en plus!»
Fidèles collaborateurs
Pour son nouveau projet, réalisé au coût de 3,4 M$ et comptant 24 jours de tournage, le cinéaste a souhaité retravailler avec des comédiens à qui il avait fait confiance pour son premier essai dans le 7e art. Il a donc fait de nouveau appel à David Savard et à Isabelle Blais
«Dans Les aimants, j’avais trouvé David Savard talentueux, drôle et touchant, souligne Yves Pelletier. Il avait le bon ton pour la comédie; alors j’avais envie de retravailler avec lui. J’espère d’ailleurs que le film va l’aider à être davantage connu.»
Le principal intéressé caresse le même souhait et, après une semaine de tournage, n’en revient toujours pas de tenir pour la première fois un premier rôle.
«Quand Yves m’a offert le rôle, j’ai été agréablement surpris, affirme David Savard qui décrit celui qui le dirige comme un réalisateur précis sachant où il s’en va. C’était un privilège de voir qu’il me faisait confiance au point de m’offrir un premier rôle. Ça se passe bien jusqu’à présent sur le plateau, même si c’est ma première expérience dans un premier rôle. Je ne me mets pas trop de pression, j’ai juste envie d’être à la hauteur.»
Quant à Isabelle Blais, Yves Pelletier n’a pas hésité à retravailler avec elle, ayant eu beaucoup de plaisir à le faire la première fois.
«Tourner avec Isabelle Blais, c’est comme travailler avec un stradivarius», compare-t-il.
De son côté, la nouvelle maman, qui fait avec le tournage du Baiser du barbu un retour au travail, s’habitue tranquillement aux longues journées de labeur pendant lesquelles elle est séparée de son poupon.
«J’avais des petites angois-ses au début, confie-t-elle. Mon bébé n’a que cinq mois. Mais finalement, c’est moins pire que je pensais. Je suis contente d’être de retour.»
Hélène Bourgeois Leclerc, Pierre-François Legendre, Louis-José Houde, David Boutin, Benoît Gouin et Alexis Martin, entre autres, complètent la distribution du film, qui devrait prendre l’affiche au cours de l’été 2010.