Eric Myle / Radio-Canada Mario Pelchat et Guylaine Tanguay.

De passage à Tout le monde en parle (TLMEP), Mario Pelchat s’est expliqué sur les propos controversés qu’il a tenu au lendemain du dernier gala de l’ADISQ.

Le chanteur et producteur avait entre autres déploré que le gala laisse peu de place «aux artistes populaires».

Sur le plateau de l’animateur Guy A Lepage, il a persisté et signé.

«Pour favoriser les artistes marginaux, plus à gauche, on a opéré un virage à 180 degrés, a estimé l’interprète de Pleurs dans la pluie. Aujourd’hui, on a le sentiment que le public ne s’y reconnaît plus et qu’il y a de place que pour les artistes marginaux.»

«J’ai toujours dit qu’il y a de la place pour tout le monde, j’aime les artistes quelles qu’ils soient qu’elles soient. Du moment où tu es en nomination, tu es déjà un gagnant. Mais ce que je veux, c’est un peu d’équité, a insisté le chanteur. Il faut cesser de dire que parce qu’on fait de la musique populaire, on fait de la soupe, du McDonald’s. »

Mario Pelchat avait également souhaité la victoire de sa protégée Guylaine Tanguay, aussi invité à TLMEP, dans la catégorie Interprète féminine de l’année, un trophée qui est finalement allé à Klô Pelgag.

«J’ai parlé comme un producteur», a-t-il reconnu, tout en appelant à la création d’une catégorie où cette récompense serait déterminée par un vote du public.

De son côté, Guylaine Tanguay a lancé des fleurs à Klô Pelgag, tout en demandant qu’une plus grande place soit faite au country, son style de prédiction, lors de la cérémonie.

«Si je n’ai pas ce prix-là, c’est parce que quelqu’un d’autre le méritait. Et c’est comme ça, a soutenu la chanteuse de 46 ans. J’aimerais cependant qu’on fasse un peu plus de place à la musique country dans le gala, par des numéros, etc.»

Les deux artistes sont également revenus sur le geste d’Hubert Lenoir, qui s’est enfoncé un trophée Félix dans la bouche après sa victoire.

«C’est très simple. Pour moi, c’est une question de valeur. Ce jeune homme-là a le droit de faire ce qu’il veut, de s’habiller comme il veut. (…) Mais dans ma tête à moi, cette statuette représente un monsieur très important dans le monde de la musique au Québec, a insisté Guylaine Tanguay. Je trouve qu’on n’a pas à se mettre ça dans la bouche. Surtout quand c’est un prix remis par le public. Tout ça, selon moi, c’est une forme manque de respect.»

Mario Pelchat, qui n’en est pas à sa première controverse du genre, a tout de même été capable de faire preuve d’autodérision.

«Je n’ai pas le temps d’aller aux assemblées. J’ai de l’ouvrage par-dessus la tête. Je devrais m’impliquer davantage. Celui qui ne vote pas n’a pas le droit de chialer.»

«L’année prochaine, après le gala de l’ADISQ, je m’en vais dans mon camp dans le bois, pas de cellulaire!», a-t-il conclu.

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