Collaboration spéciale fun.

La pop d’estrade de fun. ne fait aucun compromis. Les explications de Jack Antonoff, guitariste du groupe.

Un groupe d’indie pop accrocheuse qui s’appelle fun. (avec attention particulière à la minuscule et au point), est-ce un incitatif à la fête? «C’est certain qu’avec nous, le plaisir est toujours au rendez-vous! Le point, on l’a ajouté après qu’un groupe de death métal suédois du même nom nous eut contactés et le petit f, c’est parce que des majuscules, lorsque tu t’appelles «fun.», ça frôle dangereusement l’excès!» s’amuse le guitariste Jack Antonoff.

Depuis le lancement de leur premier opus, Aim and Ignite, en 2009, les trois copains récupérés d’anciens groupes (Antonoff de Steel Train, le chanteur Nate Ruess de The Format, et le bassiste et claviériste Andrew Dost d’Anathallo) sillonnent la planète à la vitesse grand V, partageant leur pop-rock théâtrale, fort énergique avec un nombre toujours grandissant de mélomanes.

«Nate et moi endisquions sous de gros labels à l’âge de 18 ans», se souvient Jack. «Pour être poli, disons que ça ne s’est pas bien terminé. Nous avions tous deux vécu le cliché d’expériences horribles dans l’industrie, et on se croyait trop vieux pour remonter la pente… Nous ne pensions jamais qu’une de nos chansons trônerait au sommet des palmarès!»

En effet, ces New-Yorkais friands de rock hétéroclite avec gros crescendos à l’appui sont tombés dans le mille l’automne dernier, à quelques mois de la sortie de leur second disque, Some Nights. Les producteurs de la télésérie culte Glee les ont contactés afin d’intégrer leur nouveau morceau We Are Young au scénario d’un épisode. Depuis, la pièce a fracassé tous les records de vente, et le trio a vu son public exploser. «C’est incroyable, parce que Glee ne fait habituellement que des relectures de grands succès, et personne ne connaissait alors la pièce», souligne Jack.

Mais pour les gars de fun., tous des fans invétérés de la série ainsi que de la démesure créative de Broadway, cette participation à la télésérie musicale qui n’a jamais fait dans la subtilité se voulait aussi une prise de position politique. «Nous sommes très fiers d’avoir participé à l’émission, affirme Jack. Aux États-Unis, il existe très peu de divertissements grand public qui osent dépeindre la communauté gaie sans tomber dans un genre d’homophobie sournoise. On leur a dit oui sur-le-champ, parce qu’on n’avait aucun doute qu’ils en feraient quelque chose de bien.»

fun.
Au Cabaret Mile-End
Lundi à 20 h

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