Collaboration spéciale Une image tirée de Whistle

Flo Rida présente le vidéoclip de la chanson Whistle.

Chaque jour, on entend la même rengaine : «Il n’y a plus d’argent dans l’industrie de la musique!» On nous dit que les années fastes sont derrière nous et que les labels n’investissent plus dans la production de vidéoclips pharaoniques comme ceux qui ont marqué les années 1980 et 1990. Personne ne semble avoir averti le rappeur Flo Rida de cet état de choses, puisque chacun de ses clips semble lui donner l’occasion de s’éclater dans un nouveau coin de la planète.

On l’a vu sauter dans son jet privé pour aller faire de la moto et du parachutisme à Dubaï, boxer à Paris, prier devant le Christ rédempteur à Rio, tout en courant une quantité impressionnante de jupons (c’est une expression : les filles qu’il affectionne n’ont jamais vu de jupon de leur vie). Flo semble avoir abaissé ses exigences en choisissant la relative proximité d’Acapulco pour le tournage de Whistle.

La recette du clip est fort simple : Flo montre ses tatouages sur la plage, et des dizaines de filles en bikini accourent comme autant de mouches attirées par une chandelle. Point barre. Dans une récente entrevue, Flo Rida tentait d’expliquer le sens profond de sa chanson, disant bêtement qu’elle parlait de toutes ces filles qui tentent d’attirer son attention alors qu’il essaie de vivre sa vie en paix. Bien sûr, Flo, et moi, je suis Lil Wayne! On vous fera grâce du texte, poétique à souhait, qui invite les filles à «mettre leurs lèvres ensemble» pour qu’elles «soufflent dans son sifflet». Ouais… on a entendu des métaphores moins suggestives dans l’œuvre de Prince…

Lambert, l’anti-conformiste
De passage dans les studios de MusiquePlus la semaine dernière, le sympathique Adam Lambert a laissé à tous ceux qui l’ont rencontré (dont votre humble serviteur, qui vous a préparé une émission spéciale qui sera diffusée sur nos ondes sous peu) l’impression d’être un jeune homme facile d’accès et très terre à terre. Mais Adam Lambert a aussi fait du glam flamboyant son arme principale. Très peu pour lui, les jeans et les t-shirts : Adam est en représentation perpétuelle, et ses clips ne sont que l’extension de son caractère théâtral. Mais pour Never Close Our Eyes, il explore de nouveaux territoires. Reprenant un thème cher au cinéma de science-fiction, le personnage d’Adam se réveille dans une cellule/appartement stérile, entamant une journée formatée, qu’on devine pareille à toutes celles qui l’ont précédée. Dans cette vision dystopique du futur, on marche au pas et on avale son repas sous forme de pilule, avant d’aller accomplir des tâches aussi avilissantes que répétitives sous l’œil scrutateur de centaines de caméras de surveillance.

Évidemment, notre ami Adam tolère mal cette dictature de la conformité, où tous les bons citoyens s’habillent en beige ou en gris, et il lance une révolution dansante, libérant du même coup les couleurs de l’arc-en-ciel. Lorsqu’au final il affronte des policiers armés de gaz lacrymogènes, on se dit que tout ce qui manque à sa révolte est un panda géant portant fièrement le carré rouge.

Le décompte MusiquePlus
Samedi à 15 h

Whistle de Flo Rida

Never Close Our Eyes d’Adam Lambert

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