L’indignation par rapport à la Loi 78 semble être plus forte que la peur des conséquences qu’elle impose. Une coalition de groupes sociaux invite la population à manifester le 22 mai. «On constate que l’indignation se généralise dans la population, affirme Véronique Laflamme, porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics et organisatrice au Front d’Action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Les gens ressentent l’importance d’être dans la rue [mardi]. Ils veulent démontrer leur appui aux étudiants et leur refus de la Loi 78.»

La coalition appelle la population à participer à la manifestation qui aura lieu mardi après-midi, à 14h, pour défendre l’accès à l’éducation. Cette manifestation marquera le 100e jour du conflit étudiant. Organisée par la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), elle débutera à la Place-des-Arts. «On ne cède pas à la campagne de peur, poursuit Mme Laflamme. La Loi est anticonstitutionnelle et bafoue les droits fondamentaux. Elle devra être jugée devant les tribunaux. En attendant, le droit de manifester existe toujours».

La Fédération des femmes du Québec sera de la partie. «Nos membres sont scandalisées, déclare sa présidente, Alexa Condari. Nous avons le pouvoir de ne pas se laisser intimider».

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics regroupe 140 organisations communautaires, syndicales, étudiantes et féministes. Elle lutte, depuis sa formation il y a trois ans, contre les politiques tarifaires imposées par le gouvernement.

En plus d’aborder la question de la hausse des frais de scolarité, la Coalition se positionne notamment contre la hausse prévue des tarifs d’Hydro-Québec et la «taxe santé». Le volet permanent de la CLASSE, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), est membre de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.

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