Amine Esseghir/Courrier Ahuntsic Véronique Laflamme, porte-parole du Frapru, indique qu'il est urgent de trouver des solutions pour permettre l'accès à des logements dignes pour les plus démunis.

La grande marche pour le droit au logement, partie d’Ottawa en direction de Québec a fait une halte au pavillon d’accueil du parcours Gouin, à Ahuntsic, le 12 septembre. Une trentaine de membres du Comité logement Ahuntsic-Cartierville (CLAC), se sont joints à cette manifestation pour deux jours de marche à Montréal et Laval.

Partis le 2 septembre d’Ottawa, cette marche initiée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (Frapru), intitulée De villes en villages, s’arrête à plusieurs endroits sur son parcours et les marcheurs sont accueillis et accompagnés pour quelques kilomètres par des militants locaux.

L’objectif est d’interpeler les élus au niveau fédéral et provincial sur la situation des locataires à faibles revenus qui ont du mal à se loger convenablement et sur l’insuffisance des investissements dans le domaine du logement social.

«En pleine campagne électorale provinciale, il est clair que nous avons voulu attirer l’attention des candidats localement, mais aussi leurs partis concernant le logement social, confie Véronique Laflamme, porte-parole du Frapru. Il faut avouer que nous avons eu peu de réponses.»

Selon les différentes plateformes des partis, Québec solidaire promettrait 50 000 nouveaux logements sociaux en cinq ans, soit 10 000 par année.

La CAQ n’a pas précisé si elle développerait du logement social, tandis que le Parti québécois promet de maintenir le seuil actuel de 3000 logements par année en promettant de l’augmenter à 5000 si le gouvernement fédéral y contribue. Pour sa part, le Parti libéral n’ira pas au-delà des seuils actuels, a synthétisé Karina Montambeault, organisatrice communautaire au Comité logement Ahuntsic-Cartierville.

Lors de leur halte Ahuntsic, Raphaël Rebelo, candidat dans Maurice-Richard, est allé à la rencontre des marcheurs.

«Ce que nous essayons de mettre en lumière à travers cette marche c’est l’urgence d’agir», souligne Mme Laflamme.

Accès universel
Pour la journée du 12 septembre, Ex aequo, un organisme qui défend les droits des personnes avec une déficience motrice et une quinzaine d’organismes de défense des droits des personnes en situation de handicap se sont associés à la marche.

«En plus de la demande pour de nouveaux logements accessibles, nous voulons recenser les logements adaptés existants et pouvoir disposer d’une base de données fiable pour les offrir aux personnes qui en ont besoin», relève Simon Philippe-Caron, chargé du volet logement chez Ex aequo.

Après avoir quitté Montréal le 13 septembre, la Marche a traversé la Montérégie, Lanaudière et la Mauricie. L’événement prendra fin devant l’Assemblée nationale à Québec, le 29 septembre, la veille des élections générales.

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