Gracieuseté / Caroline Lefebvre Une cinquantaine de spectateurs a assisté à la première soirée animée par P-J Dufort et à laquelle a notamment participé la comédienne Audrey Lavigne.

Le cabaret de la réplique vient de créer un concept de soirée qui associe l’humour, le théâtre ou le chant et des thématiques politiques. Une fois par mois, huit performances seront présentées sur la scène du café Rond-Point.

La première soirée du cabaret de la réplique a eu lieu mercredi 20 septembre dans le café autogéré de la rue Ontario. Sous la houlette de l’animateur P-J Dufort, huit artistes sont montés sur scène les uns après les autres pour aborder le thème de la gentrification avec humour, passion, poésie et dérision.

«On est passés par plein de vagues d’émotions différentes. On a eu un éventail assez large et je suis fier de ce qui était proposé», se félicite M. Dufort.

Une fois par mois, un mardi ou mercredi soir, une thématique politique sera abordée par les arts de la scène. À chaque fois, les organisateurs veulent faire venir des artistes de différents horizons pour instruire, tout en divertissant.

«On veut planter des graines pour que les gens nourrissent la réflexion chez eux. Faire ça dans un cadre relax, c’est moins gênant que lorsqu’on accumule juste de l’info ou des idées», précise Geneviève Hutter, membre de l’équipe du Cabaret de la réplique.

Si le mot politique peut parfois faire peur, les organisateurs cherchent aussi à rendre les thèmes accessibles et tentent de vulgariser au maximum pour captiver le public.

«Étrangement je ne suis pas trop politisé, mais je suis super curieux. […] Qu’on soit fin connaisseur ou néophyte, on a notre place, car on apprend des choses», promet P-J Dufort.

Ce concept a été proposé par Lydia Roy-Simard, l’organisatrice de ces soirées, et l’équipe du cabaret croit que les vecteurs artistiques aident aussi à dépasser les préjugés politiques sans passer par l’affrontement.

«Avec l’image ou l’humour, les gens ont moins tendance à mettre leurs barrières. Parfois, lorsqu’on débat, on ne s’écoute plus, on a un blocage. L’art permet de contourner ce blocage», analyse Mme Hutter.

La date de la prochaine session du cabaret n’a pas encore été décidée, mais la thématique est déjà connue. Après la gentrification, les huit performances artistiques de la deuxième soirée seront consacrées à l’amour «avec un grand A, mais d’un point de vue politique», ajoute l’animateur P-J Dufort.

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