Isabelle Bergeron/TC Media L'usine Lallemand compte se conformer aux normes de la ville de Montréal, d'ici 2017.

Des études indépendantes révèlent que l’usine Lallemand ne respecte pas les normes de bruits et d’odeurs établies par la Ville de Montréal. Une situation qu’elle compte changer d’ici la fin de 2017, sans quoi l’arrondissement compte sévir.

«L’usine doit se conformer à la réglementation. Si ce n’est pas le cas d’ici 2017, nous allons enclencher un scénario d’amendes sévères», affirme le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard.

C’est lors d’une assemblée citoyenne, organisée par l’arrondissement, que l’usine Lallemand a présenté les résultats des études commandées par la compagnie à la population.

«Nous sommes là pour faire le point. Il y a un an, je vous avais dit que les choses allaient changer et c’est le cas. Je veux que la qualité de vie des citoyens s’améliore», affirme le conseiller de Hochelaga, Éric Alan Caldwell.

Rappelons que les riverains se plaignent depuis quelques années des inconvénients liés à leur voisin. La grogne a fortement décuplé à la suite de l’incendie qui a touché la salle électrique de l’usine, l’été dernier. L’installation de génératrices sur la rue avait grandement augmenté les désagréments des résidents.

Les études
Selon l’étude, les sources sonores oscillent entre 62 et 67 décibels, à l’extérieur, soit au-dessus des normes montréalaises qui sont de 55 décibels.

«Je ne peux pas profiter de ma cour l’été. Les bruits en provenance de l’usine font que nous avons, des fois, de la difficulté à s’entendre», déplore un résident. D’autres citoyens ont avoué dormir les fenêtres closes, à cause du son.

Du côté olfactif, la compagnie obtient un résultat de huit unités d’odeurs alors que les normes montréalaises fixent la limite de production d’odeurs par les entreprises à une unité.

Un élément qui a fait grandement réagir les citoyens présents à l’assemblée qui ont avoué avoir envie de vomir à cause des effluves. «C’est écoeurant. J’ai plusieurs fois la nausée. C’est dégueulasse», soutient une riveraine.

Des correctifs
La compagnie a déjà retenu plusieurs solutions pour se conformer aux différentes normes. Pour le bruit, elle a notamment insonorisé les portes de l’usine, commandé des silencieux pour leurs équipements et arrêté les chargements de nuit par train. Ces mesures s’élèvent à plus de 450 000$.

Pour vérifier la conformité sonore de l’entreprise, la Ville de Montréal a demandé l’aide des citoyens pour calculer le niveau du son, à l’intérieur des chambres à coucher, pour ainsi effectuer un suivi des modifications apportées par l’entrepreneur. Plus d’une dizaine de résidents se sont portés volontaires.

Afin de réduire sa production d’odeurs nauséabondes, l’usine Lallemand a décidé, notamment, de mettre à jour ses fermenteurs et d’améliorer les cheminées de ses séchoirs. Tous les travaux devraient se poursuivre jusqu’en 2017.

«Notre but est d’atteindre les normes de la Ville. Nous travaillons fort depuis la dernière année pour diminuer l’impact de l’usine sur nos voisins», souligne Jean-François Lejeune, directeur des opérations à l’usine Lallemand.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!