TC Media Catherine Paquette Les directions ont organisé les moyens de pression lors dune réunion spéciale.

Les CPE du quartier feront front commun contre les compressions de 120M$ annoncées par le gouvernement Couillard. Rassemblés autour d’une même table, les directions générales ont entrepris des plans d’action communs afin de mobiliser tout Hochelaga-Maisonneuve pour «le droit aux enfants d’avoir un service de qualité».

Lors d’une réunion spéciale de leur table de réseau, le 21 janvier, les gestionnaires des Centre d’éducation à la petite enfance (CPE) ont choisi de se coordonner afin d’envoyer un message clair à la population et aux décideurs.

«Habituellement les gens sortent pour défendre des hausses de salaire. Là, c’est pour protéger le réseau, pour la qualité du réseau. Pour le droit des enfants à avoir des services éducatifs», affirme Brigitte Mériel-Bussy, directrice générale du CPE Gros Bec.

Chaînes humaines tous les lundis, pétitions, lettres aux politiciens, port du brassard «CPE en péril» font partie de la liste d’actions déjà mises en branle et qui se poursuivront au cours des prochaines semaines.

«Quand le gouvernement dit qu’il n’affecte pas la qualité de l’éducation, il ment à la population», affirme André Rémillard, directeur général du CPE du Carrefour.

«C’est un quotidien qui va être malsain, parce qu’on va alourdir la tâche de notre personnel, ils vont manquer de soutien, et nous on va aussi être pris dans des charges supplémentaires», explique Isabelle Grenier, directrice générale du CPE Casse-Noisette.

Selon les directeurs, les parents ne manqueront pas l’occasion de s’exprimer.

«Ils avaient l’impression de contribuer au financement des CPE en donnant 50 sous de plus lors des augmentations, mais quand on leur dit que le gouvernement garde cet argent-là, ils sont très surpris», explique Mme Mériel-Bussy.

Les CPE du Québec ont subi des coupes de 74 M$ en 2015-2016. Le gouvernement provincial a annoncé des compressions de l’ordre de 120 M$ pour l’année 2016-2017. Les CPE connaîtront leur budget de la prochaine année et l’ampleur des compressions pour chaque établissement au mois de mars.

Les directeurs inquiets pour l’avenir du quartier
Des 880 enfants qui fréquentent les CPE d’Hochelaga-Maisonneuve, 17% ont un besoin particulier nécessitant des ressources supplémentaires selon les directeurs.

«Le réseau, construit avec et pour les parents, est reconnu pour sa qualité de service. Et là, on nous demande de le détricoter, dans un quartier très vulnérable», déplore Mme Mériel-Bussy, du CPE Gros Bec.

Déjà pris à la gorge par les coupes des années précédentes, les directions parlent d’une question de choix de société.

«On se pose la question: Qu’est-ce qu’on veut pour les enfants? On veut un parking pour enfants, ou on veut une place où on en prend soin?» demande André Rémillard, du CPE du Carrefour, qui craint le désengagement de l’État du milieu de l’éducation.

«Des parents m’ont déjà dit qu’ils se demandaient s’ils pourraient avoir un autre enfant. C’est quelque chose, quand tu remets en question ton plan de vie», fait valoir Lucie Lapointe, du CPE Jardin charmant.

Les CPE du Québec ont subi des coupes de 74 M$ en 2015-2016. Les CPE connaîtront leur budget de la prochaine année et l’ampleur des compressions pour chaque établissement au mois de mars.

 

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