TC Media/Catherine Paquette Le PEC a lancé sa campagne de financement le 6 avril.

 

Le temps presse pour le Pavillon d’éducation communautaire (PEC) Hochelaga-Maisonneuve, dont le bail avec la Commission scolaire de Montréal (CSDM) vient à échéance au mois de mai. Afin de poursuivre ses activités d’éducation aux adultes dans le quartier, le PEC a mis sur pied une campagne de financement où il devra récolter plus de 50 000 $.

La survie du PEC, une institution d’éducation depuis 45 ans dans le quartier, est menacée en raison des compressions imposées à la CSDM, qui ne peut plus assurer le fonctionnement de ces six centres d’éducation populaires (CEP).

La CSDM prenait en charge tous les frais nécessaires à la survie des (CEP), depuis leur création dans les années 70. Les organismes sont logés dans des bâtiments excédentaires de la CSDM.

L’incertitude plane toutefois quant à la poursuite de leurs activités, avec la fin des baux en mai 2016. La CSDM se disait l’an dernier dans l’impossibilité de subvenir aux besoins pressants en rénovations, estimés à 12 millions de dollars.

Avant même de pouvoir lancer des travaux au PEC Hochelaga-Maisonneuve, il faudrait trouver le coût des frais d’opération de l’immeuble du boulevard Pie-IX, évalués à 100 000 $ et  amasser le montant d’une subvention à la mission d’éducation populaire de 50 000 $ par année.

«Le PEC se doit aujourd’hui d’entreprendre de nouvelles stratégies de financement dont l’une d’elles consiste en une campagne de collecte de fonds», indique Louise Montgrain, directrice de l’organisme.

En plus d’un événement bénéfice soutenu par la brasserie Espace public le 5 avril dernier, le PEC organisera au cours des prochains mois différentes campagnes de financement. L’organisme s’est aussi doté d’une plate-forme web de sociofinancement.

Actuellement, le PEC récolte 240 000$ annuellement en autofinancement.

Ententes à venir
Après avoir donné un sursis d’un an au PEC l’an dernier en finançant son année 2015-2015, le ministère demandait au PEC de trouver une somme de 750 000$ afin de subvenir à ses besoins au mois d’octobre.

Selon Mme Montgrain, le gouvernement du Québec serait ouvert à offrir un nouveau soutien aux centres d’éducation populaire pour la prochaine année, le temps que soient trouvés des solutions pérennes pour chaque institution.

Au terme d’une rencontre avec le ministère de l’Éducation tenue le 1er avril, une entente aurait été conclue verbalement afin que Québec prenne en charge certains frais pour l’année à venir.

Les autres centres logés dans des bâtiments excédentaires de la CSDM et nécessitant d’importantes rénovations seraient aussi au cœur de cette entente, a par ailleurs souligné la députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier.

«Ils auraient une entente avec le gouvernement, pas seulement le PEC Hochelaga-Maisonneuve, mais l’Inter-CEP, soit une reconduction de financement pour 2016-2017 et des travaux de rénovation dès ce printemps», affirme-t-elle.

La campagne du PEC restera toutefois nécessaire.

«Ça va aider à faire en sorte de combler les manques à gagner sur les travaux de rénovation et les activités de tous les jours», ajoute Mme Poirier.

L’attachée de presse du ministre de l’Éducation Stéphane Proulx a refusé de confirmer la tenue de l’entente, se contentant d’affirmer que des pistes de solutions allaient être dévoilées sous peu.

La CSDM a également fait savoir que des discussions étaient en cours, sans donner plus de détails.

Le PEC c’est:
89 bénévoles

20 employés

1000 visiteurs par semaine

7 organismes résidents, soit La Table de quartier Hochelaga-Maisonneuve, le Tour de lire, l’Association pour la défense des droits sociaux du Montréal métropolitain, le Comité Chômage de l’est de Montréal, Jeunes musiciens du monde, le Regroupement pour la valorisation de la paternité, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi et Un prolongement à la famille.

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