TC Media/Denis Germain Chaque année, des dizaines de recrues rejoignent les rangs du SPVM, comme Maude Agagnier, policière au poste de quartier 8 depuis seulement six mois.

Le métier de policier comporte de nombreux dangers, sans parler de la critique qui guette les agents au quotidien. Pourtant, il y a six mois, Maude Agagnier a choisi d’enfiler l’uniforme du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

«On a un devoir envers les citoyens. On est là pour les servir et les protéger. C’est important qu’on garde ça en tête», soutient la jeune recrue, qui patrouille les rues de l’arrondissement de Lachine.

Elle a passé à travers un long processus pour devenir policière. «J’avais fait un stage avec un cousin qui est policier. J’ai vraiment tripé. J’ai su à ce moment-là que c’était le métier que je voulais faire», raconte-t-elle.

Après sa technique policière au Collège John Abott à Sainte-Anne-de-Bellevue, une formation de 15 semaines à l’École nationale de police à Nicolet et un contrat de 4 mois au sein de la Régie intermunicipale Richelieu-Saint-Laurent, sur la Rive-Sud de Montréal, Maude Agagnier a finalement obtenu sa place au SPVM.

«Je voulais travailler à Montréal. C’est une grande ville et il y a beaucoup de problématique à travailler qui sont intéressante. J’aime intervenir au niveau de la santé mentale», explique la jeune Lavalloise de 26 ans, qui a aussi fait sa technique d’intervention en délinquance.

Imprévus 
Vêtue de sa veste pare-balle, de son ceinturon et de son arme de service, la policière est prête à faire face à tous les imprévus.

«En une journée, on peut être appelé sur un accident matériel, arrêter un suspect qui a commis un délit, donner des contraventions et même des premiers soins, indique Maude Agagnier. Je ne me disais pas que chaque jour, j’allais sauver des vies. Je n’avais pas nécessairement une image de superhéros de la police.»

Après un briefing d’une quinzaine de minutes au début de son quart de travail, Maude Agagnier prend place derrière le volant, en compagnie de son partenaire, Hugo Lavallée.

Le duo fait un peu de patrouille dans les rues de Lachine. À l’intersection de la rue Provost et de la 6e Avenue, ils émettent des contraventions aux automobilistes qui enfreignent la loi. Sous ses airs angéliques, la recrue ne s’en laisse pas imposer.

«Si je fais ce métier, c’est parce que je suis capable de le faire. L’important, c’est beaucoup plus ce qu’on dégage lors d’une intervention que le fait que je suis une fille», assure-t-elle.

Chaque geste épié
Loin de faire l’unanimité auprès de la population, les agents doivent quotidiennement conjuguer avec les citoyens, souvent curieux et prêts à filmer, cellulaire à la main.

Ce fut le cas lors de l’arrestation d’un individu au lourd passé judiciaire pour violence conjugale. «Ça ne me dérange pas d’être filmée, pourvu que ça n’entrave pas mon travail. On ne sait jamais avec qui on va intervenir. On doit toujours penser sécurité», fait valoir Mme Agagnier, qui a toutefois cessé de lire les commentaires sur les réseaux sociaux, souvent négatifs envers sa profession.

Malgré les aléas et au-delà des clichés, c’est avec passion que Maude Agagnier compte tenir le serment qu’elle a prononcé en novembre.

«À la fin de la journée, j’ai l’impression d’avoir contribué de façon positive à la société», conclut-elle.

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