Au cours des prochains jours, les passants qui emprunteront l’entrée de l’école secondaire Dalbé-Viau par la rue Esther-Blondin seront accueillis par des symboles d’un jaune vif ornant le sol. Cette mosaïque éphémère se veut le fruit d’un travail collectif d’une vingtaine d’élèves en adaptation scolaire.

Dans le but de susciter un intérêt chez les jeunes en perte de motivation, le programme de mentorat culturel Fleurs de macadam, offert dans le cadre du projet Passeurs de rêves, initie les adolescents aux techniques d’art urbain.

Les élèves du programme de Formation préparatoire au travail (FPT), qui ne disposent pas de cours d’arts plastiques, ont mis de l’avant leur créativité lors de trois ateliers.

«Ça leur permet de créer. Certains ont choisi des motifs plus complexes. Ils se sont donné des buts à atteindre», indique l’enseignante Catherine Patry-Sauvé.

Ces jeunes éprouvant des difficultés scolaires ont été guidés par l’artiste multidisciplinaire Patsy Van Roost, alias la Fée urbaine, tout au long du processus.

«Ils avaient des symboles très originaux. On a assisté à des révélations incroyables d’élèves qui ne pensaient pas être capables», soutient-elle.

Fierté
Avant même de tenir leur couteau de type exacto en main pour découper leur pochoir, les jeunes ont sélectionné, ensemble, les symboles qu’ils désiraient apposés au sol.

«C’est cool. Ça nous fait travailler en équipe. On doit communiquer avec les autres personnes de la classe», commente Bryan Veilleux, après avoir ajouté le motif de son jeu vidéo préféré à la mosaïque.

L’élève participe au projet pour la deuxième année consécutive. L’an dernier, c’est avec fierté qu’il a montré le résultat à ses amis, une fois l’œuvre terminée.

«Le cœur du projet, c’est le travail collectif. Ça leur permet de se découvrir et de développer le sentiment d’appartenance envers leur école», observe Sarah-Katherine Lutz, la coordonnatrice du programme Passeurs de rêves.

Résultat
La dernière étape du projet a été accomplie mardi, lorsque les élèves ont imprimé à la craie les symboles transposés en pochoirs sur le sol. Animaux, sports et loisirs figurent parmi les choix des adolescents.

Les participants ont été appelés aléatoirement à ajouter leur touche à cette œuvre collective, s’inspirant des techniques de graffiti. «C’est comme faire une performance. On ne peut pas prévoir le résultat avant l’impression finale», fait valoir l’artiste Patsy Van Roost.

Les motifs de couleur jaune disparaitront lorsque le soleil laissera sa place aux nuages et à la pluie. «C’est beau. Je suis fier», lance Junior Tendongze, montrant son motif représentant Naruto, un manga.

Les élèves sont repartis, le sourire aux lèvres et les mains tachées de craie jaune, alors que des camarades admiraient déjà le résultat de leur œuvre collective.

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