TC Media/Isabelle Bergeron Dans son studio, Robert Séguin assemble et entrepose ses pièces. Certaines de ses œuvres sont affichées dans les bureaux municipaux de l’arrondissement, à la rôtisserie St-Hubert de Lachine ainsi qu’au restaurant Barbie’s de Dorval.

Vers l’âge de 13 ans, Robert Séguin a pris sa première photo. C’était le début de son histoire d’amour avec la photographie.

Trois ans plus tard, le Lachinois a quitté l’école secondaire pour effectuer une formation en photographie au School of Modern photography, à Montréal. «J’ai toujours aimé griffonner et faire des créations. J’ai toujours eu la tête dans les nuages, fait-il savoir. Avec l’arrivée des enfants et le commerce, j’ai délaissé la photographie pendant quelques années.»

Dès son enfance, l’artiste a intégré l’entreprise familiale Séguin Draperies, établie à Lachine depuis 1962. Quelques années plus tard, il a repris les rênes du commerce de décoration et de design intérieur situé sur la 10e Avenue.

Pour l’entreprise comme pour ses projets photo, il peut compter sur la complicité de sa conjointe Linda Fausse. «On est une équipe, on se complète. Elle est ma partenaire, ma muse, ma main droite, gauche et souvent ma tête.»

Touche-à-tout
Au cours de son parcours, l’homme d’affaires a acquis la boutique La Maison Du Verrier, spécialisée dans la fabrication de pièces uniques et de vente de matériel pour les artisans. Il y a d’ailleurs enseigné le vitrail, comme au cégep André-Laurendeau, à LaSalle.

Ayant été appelé à manipuler le tissu comme le vitrail au cours de sa carrière, Robert Séguin n’hésite pas à se servir de divers matériaux pour réaliser ces œuvres inspirées par ce qui l’entoure.

«J’imprime certaines de mes pièces sur de l’acrylique ou du métal bossé. Je les présente sur des plaques en bois, en métal ou encore en faux ciment. Je suis un touche-à-tout, j’aime sortir du cadre», explique l’artiste qui a notamment présenté l’an dernier ses expositions Les Bois Autour De Lachine, Méli-Mélange et Scene City.

Signature
Au fil du temps, l’artiste a greffé sa signature à ses œuvres. Jouant avec les mots, il signe ainsi ses pièces ©Click:Robert Séguin. «C’est ma marque de commerce.»

S’associant à diverses causes, le photographe exposera en avril à la bibliothèque Saul-Bellow avec Mots Dits Mots de Tête au profit du Parados, qui offre notamment de l’hébergement aux femmes victimes de violence conjugale et à leurs enfants.

Au cours des prochains mois, le Lachinois sera également au Jardin Daniel A. Séguin de Saint-Hyacinthe et au Marais de la Rivières aux Cerises de Magog, en plus de collaborer avec la Fondation de l’Hôpital de Lachine.

«Mon rêve serait de vivre que de ça, à temps plein. Le commerce, j’aime ça, mais avec l’âge, ce sera plus difficile. La photo, je peux en faire jusqu’à au moins 103 ans et ensuite, je verrai ce que je ferai», lance à la blague l’homme de 64 ans.

L’exposition «Mots Dits Mots de Tête» sera présentée à la bibliothèque Saul-Bellow du 10 avril au 6 mai. Le vernissage aura lieu le 14 avril, de 13h à 16h.

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