Robert Leduc /TC Media Dave Garneau peut compter sur une usine de Saint-Apollinaire pour la fabrication en série de ses portes en bois de grange.

L’homme d’affaires Dave Garneau rêvait depuis longtemps de participer à l’émission Dans l’œil du dragon, à Radio-Canada. C’est arrivé lundi dernier. Toutefois, il n’a pas réussi à séduire les investisseurs, mais il ne baisse pas les bras.

Le propriétaire de l’atelier B.A.M. (Bois artisanal et mural), installé depuis deux ans sur la rue Notre-Dame, à Lachine, se définit comme «le spécialiste de la porte de grange à Montréal». En présentant son produit devant les Dragons, Dave Garneau leur demandait un investissement de 100 000$ en échange de 15% de son entreprise.

Aucun des cinq investisseurs vedettes n’est embarqué dans l’aventure, mais ils ont quand même bien accueilli son concept de porte en bois de grange, en le testant devant les caméras et en l’encourageant à continuer.

Malgré la réponse négative des Dragons, M. Garneau se dit content de sa participation à l’émission. «Ce fut une très belle expérience. Je voulais présenter mon plan d’affaires pour ma porte, c’est ce que j’ai fait. Cela a bien été. J’ai bien répondu aux questions des Dragons».

«Je ne compte pas vraiment sur les retombées locales de mon passage à l’émission, ajoute M. Garneau. Ma boutique roule déjà et j’ai de la job en masse».

Depuis son ouverture à Lachine, l’atelier-boutique B.A.M. a vendu près de 300 portes en bois de grange faites sur mesures, en plus de meubles, tables et accessoires de décoration.

Produire à grande échelle
«J’aime bien ce que l’on fait à notre boutique de Lachine, c’est artisanal, c’est créatif; mais je veux produire à grande échelle, confie le jeune entrepreneur de 39 ans. C’est pourquoi j’ai développé mon plan d’affaires pour mes portes en bois de grange».

Lorsque TC Media a rencontré Dave Garneau dans sa boutique de Lachine, il revenait d’Atlanta, aux États-Unis, où il est allé rencontrer les représentants de la chaîne Home Dépôt, intéressée à commercialiser son produit dans ses milliers de magasins à grande surface.

«Ce que je veux, c’est vendre mes portes en package», c’est-à-dire toutes montées en un tout, qui pourraient être offertes en deux formats, explique M. Garneau.

L’entente avec Home Dépôt n’est pas signée, mais l’homme d’affaires en a conclu une avec Kent Building Supplies, qui exploite huit magasins dans les provinces maritimes.

Dave Garneau peut déjà compter sur une usine de Saint-Apollinaire, sur la rive sud de Québec, pour assurer la fabrication de ses portes.

En plus de la présence prochaine de ses portes dans les grands magasins de quincaillerie, Dave Garneau apposera aussi sa signature sur des murs et du mobilier de bois dans des hôtels des chaînes Marriott et Holiday Inn. Encore là, il s’agit de travail fait sur place et sur mesure.

Dave Garneau a fondé sa première entreprise à 16 ans. Il a un diplôme d’études professionnelles (DEP) en infographie, et a développé une expertise en marketing et en design. Il se définit lui-même comme un autodidacte.

«Pour moi, aller à l’émission Dans l’œil du dragon, c’était une sorte de défi personnel. J’y pensais en l’écoutant. Je m’y voyais déjà. Alors je me suis préparé et j’y ai participé. J’ai apprécié les gens de la production. J’ai aimé le tout. Je crois que le montage de l’émission m’a bien servi».

Une vitrine formidable
La présidente de l’Association du centre-ville de Lachine (ACVL), Janie St-Pierre, a beaucoup aimé le passage télévisuel de Dave Garneau.

«C’était génial, a-t-elle lancé. C’était pour lui une vitrine formidable. Il a eu une belle visibilité et suscité beaucoup d’intérêt. On peut souhaiter que son entreprise ira encore mieux».

Mme St-Pierre a rappelé que l’ACVL a encouragé «le dynamique» Dave Garneau lors de son arrivée sur la rue Notre-Dame, il y a deux ans, après qu’il ait gagné l’une des deux bourses de la première édition du concours Notre-Dame Académie.

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