Robert Leduc /TC Media Le terrain s'est dégradé au cours des années. On y trouve beaucoup de graffitis, de même que des bandes et des clôtures endommagées.

Impossible pour les membres de la Ligue de hockey-balle de Dorval (DBHL) de continuer à jouer sur leur patinoire extérieure de la rue Carson, situé à l’arrière de l’école secondaire Dorval-Jean-XXIII, cette année.

La surface sur laquelle les équipes évoluaient depuis une dizaine d’années est en piteux état. Pourtant, la Cité de Dorval refuse d’investir.

«L’état général du terrain s’est dégradé au cours des années», explique le chargé de communication Sébastien Gauthier. On y trouve, entre autres, beaucoup de graffitis, de même que des bandes et des clôtures très endommagées.

Le directeur des Loisirs, Gilles Rochette, va même jusqu’à dire que le terrain est jugé «dangereux».

Au cours des années, la Cité a procédé à des réparations mineures qualifiées de «patchage» par le maire, Edgar Rouleau.

«L’aspect financier est très important dans ce dossier. Les investissements nécessaires à la rénovation du terrain seraient trop élevés pour l’utilisation qui en est faite», déclare M. Rouleau, qui évalue les travaux à au moins 150 000$.

La Ligue de hockey-balle de Dorval, malgré son nom, ne compte qu’une trentaine de joueurs provenant de Dorval parmi ses membres. Même son vice-président, Stéphane Thibert, l’un des doyens de l’association, habite à l’Île-Bizard.

«On espère faire quelque chose. On essaie toutes les avenues, a déclaré M. Thibert, rejoint par TC Media. Nous souhaitons rester à Dorval. Nous y sommes depuis 45 ans. La municipalité pourrait, par exemple, ne remplacer que les bandes. Ce qui coûterait, selon nous, entre 10 000$ et 15 000$».

«En bref, nous demandons une autre année à la Cité de Dorval», a ajouté Stéphane Thibert.

La Ligue a connu des années où il y avait plus de membres venant de Dorval, mais plusieurs ont déménagé dans les alentours, tout en restant actifs dans l’organisation toujours basée à Dorval.

Jouer ailleurs
L’avenir de la DBHL est donc incertain. Si la Cité de Dorval reste sur sa position, elle devra trouver un autre endroit, même une autre ville, pour tenir ses activités, ou y mettre fin.

«La porte n’est pas fermée», a toutefois conclu le maire Rouleau.

Une rencontre doit avoir lieu au cours des prochains jours entre les représentants de la Cité et ceux de l’association sportive pour tenter de trouver une solution.

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