Vicky Michaud/TC Media En plus du CRUISP, le COVIQ ainsi que le Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME) ont mis la main à la pâte pour créer le petit marché communautaire.

Depuis le début de février, un marché alimentaire est monté et démonté deux fois par mois à même le local du Comité de vie de quartier Duff-Court (COVIQ). Il offre aux résidents du secteur une nouvelle option pour manger sainement sans pour autant se vider les poches.

Le projet est né du criant besoin de la population de l’endroit d’avoir à distance de marche un lieu où ils pourraient se procurer des denrées à un prix abordable. Dans ce secteur, plus de 30% des résidents vivent sous ou sur le seuil de la pauvreté.

« La seule offre alimentaire à proximité, ce serait le dépanneur, où un sac de pommes de terre coûterait 7$. Ce n’est vraiment pas ce que l’on considère manger santé à bas prix », explique Inass Eladnany, chargée de projet pour le comité de revitalisation urbaine intégrée de Saint-Pierre (CRUISP).

En plus du CRUISP, le COVIQ ainsi que le Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME) ont mis la main à la pâte pour créer le petit marché communautaire.

« On a mixé nos projets d’épicerie solidaire et de Petit marché », explique Carole Rondeau, chargée du projet Dans mon coin, on mange sain au GRAME.

Pour le quartier, par le quartier
La principale préoccupation de Marc-Olivier Lacroix était de bâtir une entreprise avec les résidents, qu’ils fassent partie du processus, depuis la sélection des denrées jusqu’à l’achat et la mise en tablettes.

« Tout le monde a besoin de se nourrir et d’économiser dans Duff-Court. Mais au-delà de ces besoins, il y a aussi le désir des citoyens de s’impliquer dans un projet qui leur appartient et qui profite à tous », précise-t-il.

Les suggestions des résidents sont en effet prises en considération. Des produits de base, tels la farine et le sucre ont été demandés. Des projets de cours de cuisine, d’emballage et de conserves sont aussi explorés.

« On veut quand même faire de l’éducation auprès des gens afin qu’ils fassent des choix plus sains et on aimerait jardiner cet été et cuisiner à même nos produits cultivés. »

Fournisseurs
Les fruits et légumes ainsi que les mets préparés proviennent du Marché St-Pierre, mais les denrées non-périssables sont achetées à différents fournisseurs et sont revendues au prix coûtant.

« On ne peut pas se permettre de vendre en-dessous de notre coût parce qu’on veut que ce soit un projet auto-suffisant qui puisse perdurer dans le temps », conclut Mme Rondeau.

Puisqu’ ils n’ont pas encore établi de lien commercial avec des entreprises qui pourraient leur vendre moins cher ou au prix du gros, le prix des items ne sont parfois les mêmes qu’à l’épicerie.

Ils sont présentement en processus de recherche auprès d’autres organismes pour déterminer qui les fournit et où ils pourraient obtenir des dons de nourriture.

Le Petit marché du Partage sera éventuellement aménagé de manière permanente au sous-sol du COVIQ dans un espace de 450 pieds carrés qui sera peinturé et rénové avec les résidents du quartier.

Le prochain événement aura lieu le 25 février. Plus de denrées ainsi que des fruits et légumes feront leur apparition sur les tablettes.

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