Vicky Michaud/TC Media En 2007, l'unité 43 alors commandée par Michel Denis, a été l'hôte des jeux Interzones qui appellent les 700 sauveteurs de la GCAC à se mesurer dans différentes épreuves. C'est grâce à cet événement que l'équipe de Lachine a pu se démarquer et ainsi obtenir plus de soutien de la part du gouvernement.

La meilleure section de la Garde côtière auxiliaire (GCAC) se trouve à Lachine. La trentaine de membres de l’unité 43 arboreront fièrement la mention officielle d’unité de l’année sur leurs uniformes. Le commandant, Robert Fleury, s’est aussi vu remettre la médaille de bravoure lors d’une cérémonie le 5 mai.

C’est grâce aux nombreuses heures qu’ils dédient au développement de leur expertise, dont les premiers soins, et, cette année, la navigation commerciale de petite taille, qu’ils se sont fait remarquer comme unité exceptionnelle. En plus d’une quarantaine de missions, la brigade rattachée à la plus grande marina québécoise accorde aussi une importance primordiale à la prévention.

« Par exemple, nous octroyons un certificat pour une crème glacée aux enfants qui portent leur gilet de sauvetage. C’est une façon pour nous de pratiquer notre passion et de redonner en même temps à la communauté », explique le commandant Fleury.

Humbles débuts
À ses débuts, en 2004, l’équipe ne ressemblait pas à ce qu’elle est aujourd’hui. Fondée par le Lachinois qui est devenu cette année le président de la GCAC, Michel Denis, elle ne comptait que quatre membres. Aux commandes de Roxy, sa propre embarcation nommée en l’honneur de sa fille, il a mené les toutes premières missions.

« J’avais observé à l’époque que la marina de Lachine n’avait pas d’unité de sauvetage. J’ai mis trois ans à recevoir l’autorisation et les approbations pour que Roxy soit reconnue comme bateau de sauvetage », explique le marin de 56 ans.

Au fil des ans et de maintes collectes de fonds, ils ont acquis d’autres bateaux, loin d’être neufs, mais qui leur permettaient d’effectuer plus de sorties. Cette année, la Garde côtière auxiliaire s’est équipée d’une toute nouvelle embarcation à deux moteurs, totalisant 155 chevaux-vapeur.

« Même si la plupart du temps, nous filons doucement sur l’eau, l’adrénaline monte lors d’un appel et on part à toute vitesse. C’est pour ça que les gars et les filles donnent leur temps à la brigade. Pour nous, la vie débute à 30 nœuds [plus de 55 km/h] », confie le commandant Fleury.

Cette année, l’équipe recevra quatre recrues. Ces hommes et ces femmes ont passé les six derniers mois à être formés en réanimation cardio-respiratoire ainsi qu’à pratiquer des sauvetages en piscine et à l’extérieur afin d’être prêts à se joindre à l’unité pour la période estivale.

 

Garde-côtière (3)Médaille de la bravoure: navigateur dans l’âme
Le commandant de l’unité 43, Robert Fleury, décoré de la médaille de la bravoure par la GCAC, est un navigateur de 35 ans d’expérience. Il avait parcouru le monde sur son bateau pendant 10 ans avant de remettre son pied à terre à Lachine. C’est par pur hasard que l’homme de 67 ans avait joint l’équipe.

« Alors que j’étais dans un magasin de produits maritimes à Dorval, j’ai vu une affiche qui demandait des bénévoles et je me suis dit « c’est pour moi ça. » »

À son arrivée, son expérience lui a permis de devenir un sauveteur aguerri. Cela pourrait expliquer comment il a gravi les échelons jusqu’aux commandes de l’unité en moins de deux ans.

Le soir de la cérémonie, il a été reconnu pour une intervention en juillet 2014. Il avait alors sauvé d’une noyade certaine deux jeunes Lachinois en état d’ébriété dont l’embarcation avait chaviré. Il refuse pourtant de croire que la médaille de la bravoure lui a été remise pour cette seule mission.

« C’est une récompense pour tout le temps que j’ai accordé à la Garde côtière », explique celui qui agit aussi comme conseiller en prévention et formateur.

Selon lui, la plus belle récompense demeure le sourire et les remerciements des gens qu’il sort du pétrin.

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