Troisième Québécois ayant atteint le toit du monde, l’Everest, et le plus haut sommet de chaque continent, François Langlois vient de parcourir 1300 kilomètres à vélo en 12 jours pour découvrir les secrets de la mythique Route 66, qui a inspiré les films «Easy Rider» et «Cars», une production de Walt Disney.

Première route pavée à deux voies aux États-Unis, la 66 lie Chicago (Illinois) à Santa Monica (Californie). Elle traverse le Missouri, le Kansas, l’Oklahoma, le Texas, le Nouveau Mexique et l’Arizona. Elle n’est plus en service officiel, puisqu’une autoroute (la I-40) est à proximité.

François Langlois a amorcé son périple solo à Oklahoma City, pour le terminer à Flagstaff, en Arizona. Chaque jour, il parcourait entre 100 et 120 km, entre le lever du soleil et 12h ou 13h.

«On recule dans le temps. Les villages sont presque fantômes, avec d’anciennes stations d’essence et de vieux hôtels», dit-il.

Un parcours périlleux marqué de cinq crevaisons, une attaque de chiens et quelques découvertes insolites, dont un serpent mort de quatre pieds, une tortue et des chevaux en liberté sur la route.

L’aventurier a dû interrompre son aventure trois jours plus tôt que prévu, à Flagstaff. «J’avais trois roues de rechange et je suis passé à travers. À la fin, je mettais des patches. Ce qui tient la roue avant était endommagé à tel point qu’elle ne fonctionnait plus,» dit-il.

Il a craint deux chiens enragés. «J’étais vraiment inquiet. Ils venaient à «full» vitesse. J’ai pris le risque d’arrêter et de ne pas les regarder. À un pied de moi, ils m’ont senti, avant de repartir», soupire-t-il.

De découvertes en découvertes
François Langlois a traversé une quinzaine de villages et quelques villes, dont Oklahoma City, Amarillo et Albuquerque. Il a même croisé des moines tibétains.

L’aventurier a préféré coucher dans de petits établissements. Il a séjourné au motel Sands, où le couple mythique de Priscilla et Elvis Presley a passé sa nuit de noces. La chambre dans laquelle François Langlois a couché est baptisée «Elvis Room».

«Dans le village de Vega (300 habitants), j’ai visité un musée de voitures et essayé un Ford Model T de 1923», raconte-t-il fièrement.

Planification
François Langlois dit que ce périple faisait partie de sa «bucket list», après la fondation de sa famille et la conquête des sept sommets.

«J’ai eu 50 ans en mars et j’ai toujours voulu découvrir cette route mythique dont j’entendais parler depuis ma jeunesse», dit-il.

Le cycliste qualifie l’expérience «de méditation sur la vie, les choses que tu as accomplies et celles que tu veux accomplir, comme une purge», dit-il.

Un homme d’exploits

Résident de LaSalle depuis 2003, François Langlois accumule les défis depuis quelques années.

Il a notamment atteint le sommet de l’Everest (29 000 pieds) en 2001. Il a ensuite franchi le plus haut sommet de chaque continent, projet qui s’est terminé en 2009.

Figurent à son palmarès la conquête de l’Everest (Asie), du Kilimandjaro (Afrique), de l’Elbrouz (Europe), du Kosciuszko (Australie), de la Pyramide de Carstenz (Indonésie), du Denali (Amérique du Nord) et de l’Aconcagua (Amérique du Sud).

Le jeune papa rêve maintenant de partager une expérience familiale aux Iles-de-la-Madeleine. Il aimerait louer un véhicule de type «camper» pour que sa famille puisse le suivre.

François Langlois et son épouse Karyne Murphy sont parents de quatre enfants âgés de 4 à 11 ans et habitent la rue Chatelle.

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