Photo gracieuseté / Jean-Michael Seminaro En trois ans et demi, la Pépinière a monté une quinzaine de projets d’espaces collectifs.

Avec ses espaces publics saisonniers, la Pépinière est devenue une pièce importante de la revitalisation urbaine des quartiers de Montréal. En plus d’installations temporaires, cette structure ambitionne de développer un pôle permanent d’activités.

Les Jardins Gamelin et le village Au Pied du Courant dans Ville-Marie, les Jardineries du Stade olympique dans Hochelaga ou plus récemment la Petite Floride sur le Plateau, les espaces collectifs conçus et développés par la Pépinière sont désormais des incontournables dans le calendrier annuel des activités extérieures à Montréal.

Pourtant, cet organisme a été créé il y a seulement trois ans et demi par l’association de deux entrepreneurs complémentaires : Jérôme Glad était spécialisé en architecture et design urbain et Maxim Bragoli en finances, gestion et marketing.

« J’étais dans une association qui oeuvrait pour rendre l’aménagement urbain plus pratique et démocratiser le droit de faire. Lui, il voulait avoir un impact social. La passion pour la ville nous a rejoints et nos deux expertises ont permis de monter la Pépinière pour gérer des projets urbains », se souvient M. Glad.

Depuis, une quinzaine d’événements ont vu le jour et les fondateurs assurent qu’ils en ont « encore plus en préparation ».

L’aventure qui a commencé en binôme compte désormais dix employés durant toute l’année et une cinquantaine pendant l’été. La Pépinière a aussi profité d’une volonté politique de dynamiser certains espaces vacants et a su proposer des projets fédérateurs et festifs.

« Nous avons développé un processus qui permet de mettre en valeur la vie de communauté partout où les gens peuvent se rassembler. C’est allé assez vite, car cela correspond à un nouveau courant de pensée », analyse Jérôme Glad.

Connue pour ses activités estivales, la Pépinière souhaite maintenant développer davantage son offre entre décembre et avril. Les événements l’Hivernale et la Petite Floride ont été les premières étapes de ce processus, mais l’organisme spécialisé en espaces collectifs souhaite multiplier ces initiatives pour redonner de la vie aux quartiers montréalais durant la saison froide.

L’autre grand projet en cours est la création d’un site permanent pour proposer des animations durant toute l’année. La Pépinière recherche donc un bâtiment doté d’un espace extérieur pour y développer un lieu public.

« On essaye de regrouper plusieurs organismes pour y contribuer. Seuls, nous n’avons pas les fonds pour obtenir un tel espace, mais il y a un beau projet collectif qui peut se construire », se projette Jérôme Glad.

En guise d’encouragement dans ses ambitions, la Pépinière peut s’appuyer sur le prix décerné aux organismes à vocation sociale qu’elle a reçu lors du gala ESTim 2017 de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal.

« On a eu très peu de prix dans notre histoire, car on “fitte” dans peu de cases. Cela nous donne plus de crédibilité et ça encourage. Ça prouve que ce n’est pas juste un “trip” et que ça contribue au Montréal de demain », se félicite le cofondateur.

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