Romain Schué/TC Media Karine Lambert a écrit six livres à destination des pré-adolescents.

Auteure de six romans jeunesse, Karine Lambert, originaire d’Ahuntsic et résidente de Montréal-Nord, s’est taillée une place de choix parmi les écrivains québécois spécialisés dans l’écriture pour les préadolescents.

Derrière son bureau situé au sous-sol de sa maison nord-montréalaise, ou plutôt «notre bureau» sourit l’intéressée qui avoue le partager avec sa petite fille de 4 ans qui dispose de sa propre petite table et de quatre chaises pour enfants, les livres s’accumulent dans une bibliothèque bondée.

De Stephen King en passant par Emmanuel Carrère, Harry Potter, Le Monde de Narnia, Guy de Maupassant, Frédéric Beigbeder, Albert Camus ou Franz Kafka, «ma lecture est hétéroclite», confie Karine Lambert, 38 ans, qui vient de terminer l’écriture de son septième roman qui devrait paraître d’ici le printemps prochain.

«Je n’ai aucune frontière, je lis de tout. Du grand classique, comme du plus populaire. L’important, c’est de prendre du plaisir», clame celle qui a été nominée pour le prix Hackmatack, pour son roman policier Le mystère de la cacahuète jaune publié l’an passé.

Ex-enseignante en sciences
Avant de s’adresser aux 9-12 ans, son public cible, via ses romans d’aventures ou fantastiques, Karine Lambert leur dispensait des cours de sciences, physique et chimie pendant près de huit ans.

Enseignante à la Marymount Academy, dans le quartier de Côte-des-Neiges, cette passionnée, dès l’enfance, de Sherlock Holmes et Agatha Christie, tentait d’expliquer les théories sur les atomes et l’apprentissage des tableaux périodiques.

«Ce n’était pas hyper intéressant pour mes élèves», rigole l’auteure, qui a débuté sa reconversion en 2008, dans le but de séduire ses propres secondaires 1, avec l’écriture de sa première œuvre, Zack et ses électrons, publiée finalement deux ans plus tard.

«C’était à la base uniquement pour les élèves. Je voulais écrire une histoire ludique, avec une trame fantastique», révèle cette qui préparait au même moment un Certificat de création littéraire à l’UQÀM.

«Mon prof m’a dit que c’était vraiment bon et m’a conseillé de l’envoyer à une maison d’édition». Les prémices d’une nouvelle carrière.

Deux nouveaux livres à l’automne
À la naissance de sa fille, Karine Lambert stoppe l’enseignement pour se consacrer à l’écriture à plein temps, avec l’appui notamment de plusieurs bourses canadiennes et québécoises. Rapidement, les ouvrages s’accumulent. Trois en 2015, deux autres durant l’automne. L’inspiration ne manque pas.

«Je n’ai pas de mérite, j’adore m’assoir devant mon ordinateur, tomber dans l’écriture. C’est une passion et ça vient tout seul. J’aime cette féérie pour les préadolescents», indique-t-elle.

Présente au dernier Salon du livre à Montréal, Karine Lambert enchaîne également les lectures et présentations dans les bibliothèques et écoles, notamment du côté d’Ahuntsic, son quartier d’origine, avant de s’installer à Montréal-Nord en 2011.

«Ça me permet de garder le lien avec mon ancien métier, souligne-t-elle. Je donne de mini-cours aussi aux enfants, j’essaye d’attirer leur attention sur la construction d’un roman, je les fais réfléchir à des énigmes.»

Prochain défi: un roman policier pour adultes
Si elle se concentre pour l’instant sur l’écriture jeunesse, l’auteure montréalaise n’exclut pas de changer prochainement de catégorie. Toucher les adolescents ? «Pas encore. Peut-être que lorsque ma fille grandira, ces thèmes-là vont me préoccuper, me toucher et m’inspirer», répond-elle.

Son prochain objectif: «écrire un roman policier et des nouvelles pour adultes», annonce-t-elle, d’un large sourire. Il faudra alors leur trouver un peu de place dans la bibliothèque.

L’élixir du baron Von Rezine et Une étrange affaire de sapin rôti sont les deux derniers romans de Karine Lambert. Ils sont disponibles à Montréal-Nord aux librairies Asselin et Médiaspaul ou sur www.leslibraires.ca

 

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