Leslie Meuraillon - TC Media Les citoyens cherchent si la reine des abeilles a pondu.

Les abeilles installées sur les toits de l’ilot Pelletier de Montréal-Nord commencent à prendre possession de leur nouvelle habitation. Gérée par des citoyens, la ruche est la première du quartier, au cœur d’un projet collectif.

Il fait chaud sur les toits des habitations de l’ilot Pelletier à Montréal-Nord. Abrités sous des chapeaux avec voile en moustiquaire, plusieurs citoyens s’apprêtent à ouvrir la ruche qu’ils y ont installée, sous l’œil attentif d’Émile Lalonde, apiculteur de Miel Montréal. Certains ont revêtu l’habit intégral de l’apiculteur, tandis que d’autres ne portent même pas de gant.
«Il y en a qui restent loin et d’autres qui veulent absolument toucher», témoigne l’apiculteur.

Tous les dix jours, le membre de Miel Montréal et la dizaine de citoyens apprentis viennent vérifier l’état de la ruche. Bientôt, Grégory, citoyen qui fait partie du projet depuis le début, espère pouvoir faire les manipulations tout seul.

«C’est fragile, ça demande de l’attention, mais ce sont des gestes simples à faire», explique le vieil homme. Désormais à la retraite, c’est lui qui a tout fait pour que Montréal-Nord accueille sa première ruche.

«L’apiculture, c’est quelque chose qui m’a toujours intéressée. Comme Sherlock Holmes, je voulais faire du miel à ma retraite. C’était mon rêve», confie le citoyen impliqué dans tous les projets d’agriculture urbaine lancés par le Système alimentaire pour tous, dont l’objectif est d’offrir un meilleur accès à une nourriture de qualité aux Nord montréalais.

Se préparer pour l’année prochaine
Malgré l’ouverture du toit de la ruche pour vérifier les cadres où le miel est produit, les abeilles restent calme. Au cas où elles deviendraient agressives, un enfumoir est toujours prêt à servir.

La récolte prévue en septembre ne devrait pas être très bonne parce que la ruche en est encore à sa première année.
«Nous avons une première ruche, pour commencer. Nous en aurons peut-être une autre l’année prochaine», explique Katherine Jarno de Paroles d’excluEs. «Il y a tout le temps des gens qui veulent apprendre comment manipuler les ruches. Il y a beaucoup d’engouement autour de ces abeilles», poursuit la chargée de projet Quartier 21, dont les ruches font partie.

L’objectif cet été est de faire grossir la ruche, s’assurer qu’elle soit en bonne santé pour pouvoir passer l’hiver.

Montréal-Nord, terrain idéal
La ruche de l’ilot Pelletier est la seule de l’arrondissement. Ce constat contraste avec le centre-ville qui en compte des centaines. Un effet de mode critiqué par Émile Lalonde, apiculteur de Miel Montréal.
«Dans les quartiers centraux, nous sommes presque à saturation. Il y a beaucoup de ruches, ce qui entraine des risques de propagation des maladies et on se demande s’il y a assez de fleurs pour tous les pollinisateurs».
À Montréal-Nord, avec la présence de plusieurs jardins urbains à proximité, les abeilles sont assurées de toujours trouver à manger.

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