Photo: Christian Fleury Le professeur Louis-Éric Trudeau entouré de son équipe de recherche.

Trois membres du laboratoire de recherche de l’Université de Montréal ont récemment fait une découverte qui pourrait mener, à long terme, à une amélioration de la médication pour la maladie de Parkinson. Ceux-ci ont confirmé l’hypothèse que la surchauffe de neurones pourrait causer les symptômes de cette maladie.

Près de trois années intensives de travail ont été nécessaires pour découvrir «cette piste qui mènera vers une compréhension de l’origine de la maladie, une explication que l’on cherche depuis longtemps», souligne Nicole Charpentier, directrice générale de l’organisme Parkinson Québec qui a cofinancé une partie de ces recherches.

Au Québec, 25 000 personnes sont atteintes de la maladie. Au Canada, ce chiffre monte à 100 000, alors que dans le monde plus de 4 millions de personnes ont été diagnostiquées.

Entre 2016 et 2030, le nombre de canadiens âgés de plus de 40 ans atteints du Parkinson devrait augmenter de 65%. «Le parkinson et l’Alzheimer sont les deux maladies neurodégénératives connaissant les hausses les plus importantes», souligne Mme Charpentier, précisant que la recherche dans ce domaine est plus que jamais essentielle.

À plein régime
C’est en répondant à la question «pourquoi certaines populations de neurones sont plus fragiles que d’autres dans le cerveau», que les chercheurs de l’UdeM ont découvert que ces neurones plus vulnérables sont des neurones qui sont excessivement développées et qu’elles consomment donc énormément d’énergie, en plus de devoir en produire tout autant.

«Ces neurones fonctionnent toujours à plein régime et c’est pourquoi, elles meurent après un certain temps», explique le professeur titulaire de la faculté de médecine de l’UdeM, Louis-Éric Trudeau, qui dirige également ce laboratoire. Une découverte qui orientera les recherches des prochaines années.

«Présentement, il n’y a pas de bon modèle animal dans lequel on peut développer la maladie de Parkinson. Les neurones dans le cerveau des souris semblent plus résistantes que les nôtres, alors les souris ne réagissent pas comme nous, explique-t-il. Cette découverte nous permettra d’augmenter la consommation d’énergie dans les neurones du cerveau des souris, ce qui va rapprocher la réaction de l’animal à celle de l’humain.»

Des essais qui sont indispensables pour permettre l’évolution de la recherche et l’essai de nouvelle médication.

Le L-Dopa, utilisé pour atténuer les symptômes de la maladie, date des années 60. Depuis ce temps, la médication n’a pas connue d’importante évolution, selon le chercheur.

Les symptômes de cette maladie apparaissent dans la soixantaine. La maladie de Parkinson évolue lentement, les personnes qui en sont atteintes peuvent vivre avec la maladie pendant des dizaines d’années.

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