Gracieuseté/Pixabay.com Saint-Laurent compte plus de 16% d'aînés au sein de sa population. Près des deux tiers d'entre eux sont immigrants.

Les aînés de toutes les communautés culturelles de Saint-Laurent et de toutes les langues pourront bientôt être sensibilisés et informés sur la problématique de la maltraitance. Des pièces de théâtre non verbales seront présentées pour la première fois dans l’arrondissement.

Les pièces de théâtre seront présentées à des groupes composés de membres des mêmes communautés culturelles. Elles seront suivies de périodes de questions dans la langue parlée du groupe d’individus présents à l’activité. Des professionnels seront sur place afin d’intervenir si des participants désirent se confier.

Les comédiens seront principalement des aînés. Ils mettront en lumière les différents niveaux de maltraitance, dont celle psychologique, physique, sexuelle et financière.

Saint-Laurent n’est pas le seul arrondissement à bénéficier de cet outil de sensibilisation alors que les pièces de théâtre non verbales seront présentées partout dans la métropole dès la fin du mois de mars.

Créées par le ministère de la Famille et des Aînés, les mises en scène ont comme principal thème la maltraitance envers les aînés. Au total, une quinzaine de sessions, offertes en huit langues, auront lieu.

«Ça permet aux gens de prendre conscience de ce qu’est la maltraitance parce que souvent, les aînés ne le réalisent pas», explique la coordonnatrice provinciale pour contrer la maltraitance envers les aînés des communautés culturelles, Louise Buzit-Beaulieu.

En plus des pièces de théâtre, des signets de sensibilisation, traduits en sept langues, seront également distribués dans des lieux spécifiques comme dans les restaurants, les pharmacies et les petits commerces.

Statistiques
Bien que la maltraitance ne soit pas unique à Saint-Laurent, la coordonnatrice provinciale affirme qu’il s’agit d’un enjeu important dans l’arrondissement, qui compte plus de 16% d’aînés au sein de sa population. Près des deux tiers d’entre eux sont immigrants, dans une proportion de 64%.

Selon un récent portrait réalisé par le Service de police de la Ville de Montréal, les personnes âgées ne sont pas portées à dénoncer. Louise Buzit-Beaulieu estime qu’il en est d’autant plus difficile pour les communautés multiculturelles, qui ne parlent que peu le français. «Ça les rend plus vulnérables», affirme Mme Buzit-Beaulieu.

Le rôle des témoins
Des ateliers intitulés «Ce n’est pas correct! » sont aussi prévus dans le cadre du le Plan d’action provincial de lutte à la maltraitance envers les personnes aînées des communautés culturelles.

Cette fois-ci, ce sont les personnes témoins, dont les proches aidants et les bénévoles, qui sont visés par la démarche. L’objectif est de reconnaître la violence et les mauvais traitements que subissent les aînés.

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