Capture d'écran L'assistant virtuel d'enseignement offre des vidéos, des textes, des quizz et diverses activités.

Aux prises avec des classes de plus en plus chargées en raison des coupes en éducation, l’enseignement des langues secondes peut s’avérer un défi. Pour y remédier, le professeur du cégep Saint-Laurent, Frank Bonkowski, a décidé de créer son propre assistant d’enseignement virtuel.

Depuis la rentrée, la partie rédaction de ses cours d’anglais intermédiaires et avancés est disponible en ligne. Les étudiants peuvent ainsi effectuer des exercices à distance, selon les principes de l’enseignement hybride.

«Il y a tellement d’élèves et beaucoup d’habiletés à enseigner, on manque de temps», observe M. Bonkowski, qui peut maintenant mieux se concentrer sur les aspects de l’oral avec ses classes qui peuvent atteindre jusqu’à 35 étudiants.

Capsules vidéo, présentations multimédias et transcriptions façonnent le site internet où chacun des étudiants peut suivre à son rythme, en fonction de ses points forts. Des quizz, des activités et des grilles d’évaluation sont proposés au fur et à mesure de la progression.

Le cégep est déjà équipé d’un laboratoire de langues et de nombreuses ressources sont disponibles en ligne, mais le professeur trouvait fastidieux de mettre la main sur celle qui convient le mieux à ses besoins.

Déjà auteur de plusieurs cours à distance pour la TÉLUQ, il a plutôt décidé de mettre au point «Introduction to Academic Writing».

Il fera un bilan avec ses étudiants à la fin de la session pour connaître les points à améliorer. L’assistant est également disponible pour ses collègues ou une utilisation individuelle sur le web.

Esprit critique
«On pourrait même utiliser les compétences acquises à d’autres langues», souligne M. Bonkowski.

Dans son cours en ligne d’écriture académique, il enseigne notamment la formulation d’une thèse, l’analyse littéraire et la recherche.

«Les étudiants sont peu habitués à citer et à chercher les preuves. La pensée critique se perd, alors que nous en avons besoin dans le contexte actuel», explique-t-il, avec une référence aux dernières élections américaines mouvementées.

En 10 ans d’enseignement au cégep, M. Bonkowski constate néanmoins que le niveau oral des élèves augmente d’année en année. «Ils sont habitués à parler, car ils travaillent dans des magasins et tiennent des discussions informelles, mais ce n’est pas le cas pour la rédaction.»

Les environnements numériques sont de plus en plus nombreux dans l’éducation, notamment avec des plateformes comme Moodle, également utilisée au cégep.

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