Nommée ambassadrice de l’action bénévole de Saint-Laurent 2016-2017, Carole Trottier s’implique depuis toujours dans plusieurs causes. L’ancienne agente de bord d’Air Canada, qui donne notamment de son temps dans les garderies des YMCA, explique pourquoi le bénévolat peut faire la différence.

«J’étais surprise d’être reconnue à ce niveau. Ça donne une tape dans le dos et c’est beau de voir toutes les personnes qui s’impliquent, notamment les jeunes», souligne Mme Trottier, alors que quatre autres ambassadeurs ont aussi été nommés, dont deux adolescents.

Après avoir été bénévole à l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA) et dans une popote roulante, elle œuvre depuis 20 ans aux YMCA de Saint-Laurent et, plus récemment, de Cartierville.

«Je venais y faire mes exercices, explique la résidente du quartier, et en voyant les enfants à la piscine, je me suis dit que les responsables devaient avoir besoin d’aide.»

Elle fut la première à proposer ses services à la garderie, à la grande surprise des éducatrices qui, après quelques questions, ont tout de suite accepté. Elle aide principalement lors des sessions à la piscine en plus d’assister les tout-petits lors du repas.

«Je vieillis, mais les enfants ont toujours le même âge», s’amuse-t-elle.

Quand on lui demande pourquoi elle fait certaines tâches comme nettoyer les matelas de la sieste, elle répond qu’elle préfère que les éducatrices passent plus de temps avec les enfants.

Bonheur
«Faire partie d’une équipe qui semble avoir besoin de moi est essentiel», confie Mme Trottier.

L’ambassadrice conseille de faire du bénévolat dans des sphères qui rendent heureux et près de chez soi ou du travail. «Il faut sentir que l’on fait une différence et le faire avec plaisir», recommande-t-elle.

Membre du conseil consultatif local des deux YMCA il y a quelques années, elle assure que son implication ne lui demande pas plus de quatre à cinq heures par semaine. Pourtant, enfants comme éducatrices sont ravis de la voir arriver.

Elle garde de bons souvenirs de ses autres expériences de bénévolat. «Lorsque j’étais guide à l’INCA, de belles amitiés se sont créées», évoque-t-elle avec émotion, se rappelant notamment une amie, aujourd’hui disparue.

Si le bénévolat est globalement positif, elle déplore que certains veuillent en tirer profit, entre autres pour obtenir des rabais ou que des organismes n’arrivent pas à maximiser le coup de main offert.

«Les organismes dépendent beaucoup des bénévoles, mais il faut s’assurer d’avoir quelque chose à leur proposer. Il ne faut pas non plus qu’ils prennent la place d’un employé», prévient-elle.

Les ambassadeurs sont nommés tous les ans par le Centre d’action bénévole et communautaire (ABC) Saint-Laurent. Claudette Belliveau, Antoine Lolei ainsi que les élèves du secondaire Lina Say et Ribal Marrouche furent également honorés cette année.

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