Les Laurentiens devraient pouvoir se baigner dans la piscine du complexe sportif du boulevard Thiemens dès cet été. Avec plus de deux ans de retard et de procédures judiciaires, les travaux sont finalement terminés. L’arrondissement procède maintenant à la mise en service du bâtiment, une opération qui devrait prendre de trois à quatre mois.

L’ouverture se fera progressivement. Dès le début de l’été, les activités aquatiques, la location de terrains et les camps de jour pourront s’installer. La rentrée sportive sera marquée par une fête le 19 août, jour où sera dévoilée la programmation complète.

Parmi les activités libres, il y aura notamment du badminton et du tennis de table dans le gymnase. La piscine de 25 mètres peut quant à elle être utilisée pour des compétitions provinciales, tandis que le bassin récréatif, comprenant une plage et deux couloirs de nage, pourra accueillir les cours d’aquaforme par exemple.

L’administration laurentienne doit encore installer le gazon synthétique du terrain de soccer intérieur, qui pourra également servir pour des entraînements de football et de baseball.

Retards
La construction de plus de 50 M$, qui a débuté en 2013, devait être terminée en décembre 2014. Un premier retard a été annoncé au printemps suivant.

L’arrondissement avait alors dû se tourner vers la caution de l’entrepreneur Unigertec, c’est-à-dire une police d’assurance obligatoire qui protège le client en cas de failles majeures.

Les travaux étaient terminés à 97 % en mai dernier, soit un an plus tard, mais plusieurs correctifs ont dû être apportés. L’entrepreneur, qui a fait face à de nombreuses difficultés, a notamment dû refaire une partie des murs extérieurs.

Architecture
Le complexe sportif de 16 000 m2 est le fruit d’un concours d’architecture du Bureau du design de Montréal et de l’arrondissement de Saint-Laurent, remporté par l’équipe Saucier + Perrotte Architectes – Hughes Condon Marler Architects | SNC Lavalin.

L’architecte Gilles Saucier s’est inspiré de la géologie pour créer les deux volumes noir et blanc du bâtiment. Cette évocation des forces tectoniques se veut aussi une expression  de l’énergie qui sera dégagée par les sportifs. Le terrain de soccer, situé dans la partie noire, est relié aux bassins et aux gymnases, dans la blanche, par un hall surmonté d’un toit vert. Ce dernier est accessible par une rampe, qui offre un passage vers le parc Marcel-Laurin.

«Les critères de conception sont extrêmes dans un centre de sport. Il peut y avoir un environnement avec un niveau d’humidité important par rapport à un autre, qui doit être sec, ou encore obscurci tandis que l’autre est dans la lumière», explique M. Saucier

Il a privilégié les matériaux durs comme le béton et l’acier, qui ne sont pas pour autant froids, mais garantissent ainsi la pérennité du bâtiment. «J’aime travailler avec des matières brutes qui offrent une valeur sculpturale», souligne-t-il.

Le dossier du complexe sportif est déposé au Conseil du bâtiment durable du Canada et vise une certification LEED Or (Leadership in Energy and Environmental Design), qui pourrait être obtenue en deux ans.

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