Saint-Laurent a montré l’exemple en traitant tous les frênes du domaine public depuis cinq ans, mais souhaite maintenant que les particuliers suivent le même mouvement. Ces derniers ont l’obligation d’effectuer le traitement contre l’agrile du frêne, un insecte ravageur qui a déjà détruit une partie de la forêt urbaine montréalaise.

Grâce à l’inventaire des arbres effectué en 2009, Saint-Laurent avait été un des premiers arrondissements à traiter les spécimens à risque. Depuis, environ 1300 frênes subissent l’inoculation de l’insecticide TreeAzin chaque année.

«Sans cela, on n’aurait plus d’arbres, souligne le conseiller en planification de la division des parcs et espaces verts de l’arrondissement, Chakib Benramdane. Le traitement a permis de limiter les pertes à quelques dizaines, contre des centaines sur d’autres territoires.»

Ce programme, qui se chiffre à 2M$ sur 10 ans, est bien moins coûteux que l’abattage et le remplacement des arbres, qui se serait chiffré à 5M$ en 5 ans, selon M. Benramdane.

Montréal tente de suivre l’initiative. Tous les frênes de la ville devraient être traités ou abattus d’ici l’année prochaine. «Notre stratégie n’est pas tant de stopper la propagation de l’agrile, ce qui est difficile, mais de limiter la mortalité des arbres», précise le biologiste Anthony Daniel, du Service des grands parcs.

Patrouille verte
La Patrouille verte du Regroupement des éco-quartiers (REQ) arpente depuis le début de l’été les rues de la ville pour identifier les frênes à protéger sur les terrains privés.

«Les patrouilleurs font du porte-à-porte, explique le directeur adjoint du REQ, Simon Octeau. Souvent, les propriétaires ne savent pas qu’ils ont un frêne sur leur terrain. Le contact humain permet de les convaincre de les traiter.»

Les 61 étudiants qui parcourent Montréal, dont 5 à Saint-Laurent, effectuent diverses activités de sensibilisation, comme des kiosques lors de la première édition de la Journée du frêne, lundi/LE 4 JUILLET. Le projet d’inventaire des arbres privés de l’arrondissement, qui viendra compléter celui du domaine public, pourrait bientôt aider les patrouilleurs dans leur tâche.

Subvention
Les propriétaires de frênes d’un diamètre minimal de 15 cm mesuré à hauteur de 1,4 m du sol peuvent réduire leur facture de traitement grâce une aide financière de la Ville. Une quinzaine d’entreprises peuvent offrir un tarif subventionné qui permet de ne payer que 50% de la somme, soit 3$ par centimètre de diamètre de tronc. L’opération peut être effectuée en été uniquement.

Une aide devrait être mise en place prochainement pour l’abattage des frênes malades.

Plus d’infos sur ville.montreal.qc.ca/agrile.

2600
Les 2600 frênes de Saint-Laurent ont été traités depuis 2013, à raison de 1200 les années paires et 1400 les années impaires.35
En moyenne, 35 frênes doivent tout de même être abattus chaque année à Saint-Laurent, mais pas forcément à cause de l’agrile.

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