Deux auteures de Saint-Laurent participent au salon du livre de la diaspora arabe et berbère, qui fait pour la première fois partie du festival Orientalys, au Vieux-Port de Montréal jusqu’à dimanche. Les Canado-Libanaises présenteront leurs livres, qui se veulent des ponts entre les cultures.

L’une d’entre elles, Frida Anbar, anime samedi et dimanche à 15h une heure du conte autour de Les racines du cœur, paru l’an dernier. L’héroïne Nina y voyage dans le temps et découvre les coutumes du Liban, grâce à un tarbouch – un chapeau oriental – trouvé dans le grenier de sa maison.

«C’est un partage avec le Québec, l’occasion de parler des traditions orientales et de faire tomber les idées de certaines personnes sur cet Orient lointain», souligne Mme Anbar.

Fort de son succès, le conte sera d’ailleurs traduit en anglais d’ici Noël, à la demande de la diaspora libanaise dans le monde.

L’écrivaine sera également au salon pour présenter ses quatre romans pour adultes, qui évoquent la passion humaine et ses limites. Dans le prochain, L’amour fauve, à paraître cet automne, il est question de réincarnation, une croyance de la culture druze, une population du sud du Liban d’où provient le personnage principal. «Je frôle le thème de l’inceste, ce qui est nouveau et douloureux pour moi», précise Mme Anbar.

Rencontre
Il y a trois ans, lors d’une présentation d’un de ses romans au groupe Femmes actives de Chameran, Mme Anbar a rencontré Marianne Michel Sawan.

«J’ai toujours aimé écrire depuis que je suis enfant, rapporte Mme Sawan, arrivée au Canada et à Saint-Laurent en 1997. Frida m’a encouragé à publier.»

En 2016, Mme Sawan sort ainsi son premier roman, Le lilas de David, que préface Mme Anbar. La protagoniste, Lilas, voyage entre Liban, États-Unis et Qatar dans cette histoire d’amour où l’on retrouve une nostalgie du pays du Levant natal.

«Mon écriture est à portée sociologique. Bien que ce soit un roman, il y a une critique de certaines mentalités et une analyse», indique celle qui finalise un doctorat en Science, technologie et société à l’UQÀM et une thèse sur l’eLearning.

La mère de famille s’inspire des histoires autour d’elle, mais veut surtout faire découvrir le «bon côté du Liban», par exemple sa nature, ses vins et ses paysages.

Un deuxième roman, Le gardénia de la cave, déjà disponible en version numérique, paraîtra bientôt aux Éditions Persée-Hachette. Le troisième, Les arcades de jasmin, qui inclura quelques-uns de ses poèmes, est en préparation.

Le salon du livre de la diaspora arabe et berbère est pour elle représentatif de la force du collectif. «Ce groupe solidaire d’auteurs montre une belle image artistique de notre communauté, c’est un pont intellectuel», précise-t-elle.

Le week-end est l’occasion d’inviter les Montréalais à découvrir une «troisième culture, car nous ne sommes plus purement libanais, mais nous ne sommes pas non plus des Québécois de souche», selon Mme Sawan.

Le salon se tient au quai de l’Horloge, dans le Vieux-Port de Montréal jusqu’au 13 août. Frida Anbar et Marianne Sawan seront présentes avec leurs livres pour des signatures de 14h à 18h. Leurs ouvrages sont également disponibles à la Librairie du Moyen Orient au 877, boulevard Décarie, à Saint-Laurent.

Plus d’infos
jdldiasporaarabeet.wixsite.com/jld2017
fridaanbar.wixsite.com/frida
mariannesawan.com

Concours
Frida Anbar a lancé un concours d’écriture ouvert aux auteurs libanais du Canada. Le texte de cinq pages doit commencer par «L’avion vient d’atterrir, avec grand fracas, à Beyrouth». Intitulé «Par fidélité à Beyrouth, par amour de Montréal», la compétition se termine le 15 octobre. Une remise des prix aura lieu en décembre, à Montréal.

Informations: www.plumes.club

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