Denis Germain/TC Media Devenu policier après plusieurs années comme préposé aux bénéficiaires, l'agent Mathieu Déry a le sentiment du devoir accompli quand un citoyen le remercie pour son travail.

La jeune recrue Mathieu Déry est heureux d’aller travailler tous les matins, même si le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) comporte son lot de défis. Persévérant, il apprécie le contact humain que lui offre la patrouille sur le territoire du poste de quartier (PDQ) 7 de Saint-Laurent.

«C’est avant tout un service aux citoyens. On est là pour les aider et améliorer leur sécurité. On s’implique dans le milieu, on ne fait pas que courir après les voleurs», souligne le policier de 23 ans.

Tisser des liens est une notion familière pour M. Déry qui a travaillé comme préposé aux bénéficiaires pendant plusieurs années avant de devenir policier.

«C’est très gratifiant. Le contact va toujours être inattendu, c’est différent à chaque appel. J’aime aussi être face à un problème et le résoudre adéquatement», explique-t-il.

Très actif, son intérêt pour le sport et le plein air l’a convaincu de s’orienter vers les techniques policières au cégep Garneau, à Québec pour ensuite réussir son cours à l’École nationale de police, à Nicolet.

À son arrivée au PDQ 7, il y a un an, ses défis étaient les mêmes que dans n’importe quel emploi. «Je me demandais comment allait se passer l’intégration dans l’équipe notamment, mais tous ont été très accueillants», se souvient-il.

Depuis, il se perfectionne durant les différents quarts de travail en rotation avec la même partenaire. «Avec tous les appels, la journée passe très vite. Si on a des moments plus tranquilles, on va aller dans les parcs, faire de la prévention, aller à la rencontre des gens», raconte l’agent.

«Des fois, je patrouille et j’ai le sourire, car je suis content de ce que je fais.» — Mathieu Déry, agent du PDQ 7

Persévérance
«Quand on a un but, il ne faut pas le lâcher, même si c’est rendu plus difficile» est le mot d’ordre de Mathieu Déry. Il a dû attendre un an et demi après sa graduation pour être engagé au SPVM.

«J’ai eu des refus dans d’autres corps de police aussi. Ça peut être décourageant, quand tu vois tes amis qui sont engagés… Mais il faut garder en tête son objectif et donner son maximum, en plus d’aller chercher des expériences», ajoute celui qui a notamment travaillé comme constable spécial, afin d’assurer la sécurité au palais de justice de Montréal.

Il a aussi décidé de s’occuper de personnes ayant des problèmes de santé mentale puisque c’est une réalité à laquelle les policiers doivent faire face de plus en plus. «Cela m’a apporté beaucoup de savoir-être et m’a permis de démystifier ce qu’est la maladie mentale, précise-t-il. J’ai appris à interagir avec elles quand elles sont en crise.»

Bien que personne de son entourage ne soit policier, il a toujours été soutenu. «C’est sûr que mes parents étaient plus inquiets, il y a toujours des risques dans ce métier», pointe-t-il.

S’il souhaite maintenant continuer de se perfectionner en tant que patrouilleur avant de s’intéresser à d’autres unités, M. Déry aimerait tout de même un jour faire une mission à l’étranger «pour découvrir et surtout pour aider», comme le commandant Miguël Alston, qui l’avait accueilli à son arrivée à Saint-Laurent.

Effectifs policiers SPVM

  • 1 457 femmes
  • 3 090 hommes
  • 234 nominations de policiers permanents

(Source: Données 2016 – SPVM)

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