Gracieuseté L’auteur laurentien J. Erol Russo a fait appel au talent de son ami, le caricaturiste turc Irvin Mandel, pour les illustrations de «La vie absurde d’une chaussure». L’ouvrage est disponible en français et en anglais.

Inspiré par sa petite-fille Chloé, J. Erol Russo a campé sa dernière histoire dans un monde «fantasmagorique» peuplé de souliers. Avec Oscar, Kiki et les autres personnages de La vie absurde d’une chaussure, l’auteur laurentien entame le premier épisode d’une série de courts récits alliant humour, mots d’esprit et péripéties.

«L’idée de ce petit essai m’est venue comme ça. Les mots coulaient et l’ordinateur écrivait comme si ce n’était pas de moi. C’est un style qui me colle très bien», raconte d’emblée J. Erol Russo.

L’auteur exploite dans ce troisième ouvrage un genre qui tranche avec ce qu’il a écrit jusqu’ici. Après Ailleurs (2006), consacré à l’expérience vécue lors d’un grave accident de voiture, puis le roman Kanlica (2012), il fait maintenant un premier pas dans le merveilleux et l’imaginaire.

«J’ai commencé à écrire pour ma petite-fille des histoires inventées et exagérées. J’ai laissé mon imagination voguer dans un monde fantasmagorique plein de contradictions et d’absurdités, d’où le titre La vie absurde d’une chaussure, explique M. Russo. Parfois, ça n’a même pas de sens, mais je voulais justement conserver ce non-sens.»

Le livre d’une quarantaine de pages est ainsi dédié à Chloé Elise Russo, blondinette âgée de quatre ans et demi que le grand-père nomme affectueusement «Cocoleh». Son unique petite-fille a d’ailleurs annoncé fièrement à ses camarades: «Papou a écrit un livre pour moi».

Inclassable
L’auteur, déjà bien avancé dans la rédaction du second volume de ses aventures de souliers, confie que les idées se bousculent pour la suite.

«Oscar, né bottine, devient parfois chaussure, parfois soulier, passant du féminin au masculin à la convenance de l’écriture. Il (ou elle) s’amourache d’une autre chaussure, les deux se marient et ont un bébé. En grandissant, d’autres histoires se forment», indique-t-il, confirmant que d’autres tomes suivront et que ce n’est que le commencement.

La finale, dont la scène impliquant un pissenlit rappelle celle du début, laisse justement sous-entendre que l’action se poursuit. Quant à savoir si ses protagonistes à semelles emprunteront le même parcours dans les prochains épisodes, J. Erol Russo fait remarquer que les possibilités de l’imaginaire sont énormes.

Quelque part à mi-chemin entre le conte pour enfants, la nouvelle et le roman, il qualifie son ouvrage de «récit inclassable». Sa compagne Viviane Polar, à la fois réviseuse, correctrice et précieux deuxième regard sur ses écrits, estime aussi qu’il est difficile de le classer dans une catégorie.

Natif d’Istanbul en Turquie, l’homme de 78 ans s’est établi à Montréal en 1964. Après avoir fait carrière dans un tout autre domaine, notamment à titre de directeur d’un département de marketing et enseignant au niveau universitaire, M. Ross profite de la retraite pour se consacrer à ses deux passions artistiques: l’écriture et la peinture. Il demeure à Saint-Laurent depuis 50 ans.

Pour plus d’infos
erol-art.com
erolrusso@gmail.com

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