Gracieuseté – CDPQ Infra L'un des rendus architecturaux de la station du Technoparc Saint-Laurent qui sera desservie par le REM dès 2023.

Malgré l’opposition de groupes écologistes, le Technoparc de Saint-Laurent se prépare à recevoir l’une des 26 stations du Réseau express métropolitain (REM). Les travaux de défrichage étant presque finis, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) Infra amorcera sous peu l’excavation du site, à l’angle du boulevard Alfred-Nobel et de la rue Alexander-Fleming.

Durant l’automne, les activités sur le chantier consisteront au forage et à la déviation des réseaux d’aqueduc, pluviaux, de télécommunication, électrique et de gaz.

«Notre objectif est aussi de faire des travaux préparatoires en vue de l’arrivée du tunnelier en 2019. C’est une usine en mouvement. Une fois qu’elle est assemblée, elle va commencer à creuser le tunnel entre le Technoparc et l’aéroport», explique le porte-parole de la CDPQ Infra, Jean-Vincent Lacroix. Des mesures de mitigations seront mises en place pour atténuer le bruit et la poussière.

Au cours des derniers mois, plusieurs arbres ont été coupés à l’endroit où sera implantée la gare, suscitant la colère de plusieurs groupes environnementaux, dont TechnoparcOiseaux, qui ont réclamé l’arrêt des travaux. Ils craignent notamment la destruction de l’habitat des hérons.

Début novembre, ils se feront entendre devant la Cour d’appel du Québec pour demander une nouvelle évaluation environnementale de l’ensemble du projet.

La CDPQ Infra fait valoir que pour compenser les pertes, 250 000 arbres seront plantés le long du tracé du réseau de trains, ce qui correspond à 208 hectares. «On va planter l’équivalent du Mont-Royal et du parc Jeanne-Mance. Sur les 67 km du projet, il y a en tout environ 20 hectares d’arbres et d’arbustes qui seront impactés», évoque M. Lacroix.

Il assure aussi que les travaux ne touchent pas les milieux humides puisque les travaux se font au nord de la rue Alexander-Fleming.

Architecture

La CDPQ Infra a récemment dévoilé à quoi ressemblera la future station du Technoparc, qui reflétera aussi l’allure des autres bâtiments du REM. L’architecture de l’édicule signée par le consortium Provenchez Roy, Lemay, Perkins+Will et Bisson Fortin, laisse place à beaucoup de vitres afin que la lumière naturelle pénètre et crée un environnement lumineux.

Les plans prévoient aussi la construction de plafonds en bois. «Ça vient créer un peu plus de chaleur à la station. C’est aussi un clin d’œil intéressant à un matériau qu’on retrouve beaucoup au Québec», mentionne M. Lacroix.

La station étant souterraine, les usagers devront emprunter des escaliers mécaniques, comme pour le métro, afin d’accéder aux trains.

Une petite place publique intégrera également les abords de la gare pour en faire un milieu de vie.

Retombées

De son côté, Technoparc Saint-Laurent voit l’arrivée du REM comme une plus-value pour la notoriété du secteur.

«Depuis l’annonce du REM, on a remarqué une augmentation de l’intérêt auprès du site du Technoparc. Depuis janvier, nous avons eu 34 nouvelles entreprises», expose le directeur des communications et marketing de l’organisme à but non lucratif (OSBL), Carl Baillargeon.

Il ajoute que le réseau de trains électriques desservira mieux le territoire en matière de transport en commun. Actuellement, la voiture demeure populaire chez les milliers de travailleurs alors que seulement 12% d’entre eux voyagent en autobus, selon l’OSBL.

Le projet de la CDPQ Infra pourrait changer la donne. «On a fait un sondage et 45% des gens disent qu’ils utiliseraient le service du REM», indique M. Baillargeon.

Technoparc Saint-Laurent compte présentement 7 200 employés et prévoit atteindre les 10 000 d’ici 2021.

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