Vous trouvez difficile de placer votre bout de chou en garderie? Vous n’êtes pas le seul. Sous la pression d’une hausse démographique sans précédent, Saint-Laurent compte 2334 bambins en attente d’une place dans un centre de la petite enfance (CPE) et 785 enfants qui patientent sur la liste d’attente d’une garderie en milieu familial.

« Le problème, c’est qu’il y a beaucoup de CPE en entreprise, dont les places sont occupées par des non-résidents de Saint-Laurent. Donc les places réelles sont assez limitées alors que les besoins sont importants », dit Gabrièle Guay, coordonnatrice du plan d’action du comité petite enfance du COSSL.

Mme Guay,s’inquiète du manque de places abordables et de qualité pour les familles vulnérables « Dans les garderies privées non subventionnées, ça peut coûter jusqu’à 42$ par jour », explique la coordonnatrice. « Puisque le remboursement gouvernemental ne se fait que de temps en temps, les familles qui souffrent d’un manque de liquidité, ou d’argent tout simplement, ne peuvent pas se permettre de mettre leurs enfants en garderie malgré les subventions gouvernementales », explique-t-elle.

Or les dernières places créées ne sont pas nécessairement accessibles aux familles dans le besoin. De 2007 à 2011, 175 places de garderies subventionnées sont apparues sur le territoire contre 1290 places en garderie non subventionnée.

Les impacts

Cette situation risque d’affecter les enfants vulnérables. « C’est difficile d’avoir des suivis sur des enfants en difficulté, quand ils ne sont pas dans le système, c’est plus difficile de répondre à leurs besoins», estime Mme Guay.

En garderie, l’éducatrice peut débusquer certaines vulnérabilités. « Bien que les parents soient à l’écoute des besoins de leurs enfants, l’éducatrice est formée pour les détecter et elle est connectée au milieu. Elle constitue une ressource pour les parents en cas de besoin, car elle peut référer un enfant », explique la coordonnatrice.

« Pour que les enfants puissent être bien préparés à la rentrée scolaire, c’est important qu’ils fréquentent un milieu de garde détenteur d’un permis émis par le gouvernement que ce soit en CPE, garderie subventionnée privée, ou en milieu familial, suppervisé par un bureau coordonnateur», explique Mme Guay. Ceci parce que, ces milieux comprennent des programmes de stimulation d’éveil à la lecture et à l’écriture.

Selon la coordonnatrice, cette situation a également un impact sur les parents aussi, surtout s’ils sont en recherche d’emploi, récemment immigrés, dans un emploi précaire, à temps partiel ou avec un horaire irrégulier.

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