Sylvain Gagnon Quatre Laurentiennes passeront les deux premières semaines de mars 2013 dans une petite auberge africaine.
Quatre Laurentiennes qui n’ont pas encore connu leur 18e printemps partiront en mars prochain pour le Sénégal. Elles quitteront le pays avec un noble but en tête: aider des plus jeunes et moins fortunés dans leur cheminement scolaire.

Les élèves participant à cette aventure enseigneront le français et les mathématiques à de petits groupes. Les yeux de Camille Guay-Leblanc, de Marianne Ouellette, de Laurence Guay-Leblanc et d’Emily Kretschmann scintillent lorsqu’elles parlent de leur voyage humanitaire.

Camille souhaite «aider les gens d’une manière différente. Certains organismes vont aider en envoyant des bénévoles faire du travail communautaire, comme peindre une école par exemple. Or, en faisant ce travail, on risque d’enlever un emploi à quelqu’un.»

«J’entends parler du projet depuis le début du secondaire. J’ai tout de suite voulu le faire. Ça m’a toujours attirée d’aider les autres», raconte Marianne. «On entend parler des problèmes dans le monde et là, on a la chance de faire quelque chose», ajoute Emily avec enthousiasme.

Sa sœur jumelle, Laurence, estime que le groupe d’une vingtaine de tuteurs québécois saura éviter le piège de l’ethnocentrisme. «On ne touche pas à leur culture, on s’adapte. On ne veut pas les influencer», dit-elle.

Marianne Ouellette pense qu’elles vont garder l’esprit ouvert et en apprendre sur la culture sénégalaise. «On n’est pas plus importantes», renchérit-elle. «Nous, on ne veut pas arriver là et s’imposer dans leur culture», explique Camille.

S’entraider

Les quatre adolescentes sont conscientes du choc culturel à venir. Camille Guay-Leblanc sait que «15 ans, c’est jeune pour aller en Afrique et voir les choses qu’on va voir».

Les conditions de vie et les techniques d’enseignement étant plus dures, les jeunes filles se sont promis de se supporter l’une l’autre. «Ça se peut qu’on se mette à pleurer, mais on va en parler», anticipe Emily Kretschmann.

Parmi les 60 volontaires, 20 ont été sélectionnés. «Dans les entrevues, ils veulent voir ta maturité, s’assurer que tu n’y vas pas juste pour le voyage et que tu es fort moralement», rapporte Laurence Guay Leblanc.

Les quatre jeunes filles semblent déjà avoir une belle complicité.

La vingtaine d’élèves du Collège Beaubois seront accompagnés de deux professeurs et d’anciens élèves du collège qui ont déjà fait ce voyage. Les quatre adolescentes affirment qu’elles n’auraient pas eu le courage de se porter volontaire sans leur enseignant, Claude Leblanc.

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