Johanna Pellus/TC Media Salua Nami anime la rencontre avec l'écrivain Frantz Mars lors du salon culturel à Saint-Laurent.

Une passionnée de littérature organise un salon culturel à Saint-Laurent afin d’échanger avec un écrivain ou un conférencier. L’événement ayant récemment fêté son premier anniversaire, TC Media s’intéresse à son instigatrice, Salua Nami, une enseignante d’origine libanaise.

Arrivée à Montréal il y a deux ans pour retrouver ses enfants et son mari, citoyens canadiens, Mme Nami a été séduite par le pays, son multiculturalisme et ses possibilités.

Celle qui organisait déjà un salon culturel depuis cinq ans au Liban a partagé son expérience lors d’un comité des «Femmes du monde» du CARI, le centre d’accueil et de référence pour les immigrants.

L’organisme l’a aidé à mettre sur pied une version montréalaise de son salon et accueille l’activité chaque mois dans ses locaux du boulevard Décarie.

«On a connu des compétences, partagé des expériences qui ont contribué positivement au processus d’intégration», avait écrit Mme Nami pour célébrer le premier anniversaire du salon montréalais. La communication, l’ouverture d’esprit et le respect mutuel permettent d’alléger le sentiment de dépaysement, selon elle.

Elle a laissé le soin à sa sœur de poursuivre les salons bimensuels au Liban. Mme Nami souhaite créer des ponts entre les deux pays. Elle a notamment invité au Liban un des intervenants montréalais.

Les thèmes et invités de ses salons sont variés. Cet automne, il avait été question de féminisme avec la sociologue Nicole Lacelle.

Rencontres multiculturelles
Lors du salon de jeudi dernier, l’écrivain d’origine haïtienne Frantz Mars a lu ses poèmes rappelant la terreur imposée par les Tontons Macoutes en Haïti et les émotions liées à l’immigration.

«L’immigrant, un papier qui traverse le ciel des océans, comme une feuille d’identité entre les continents» — Extrait du poème «L’immigrant» de Frantz Mars

Interpelés, les participants ont entamé une discussion avec le poète qui est resté militant en déclarant que «la poésie est une arme», en référence au jour passé en prison en Haïti à cause d’un de ses textes.

L’écriture peut aussi être un moyen de partager son arrivée dans un nouveau pays ou de porter un regard, parfois nostalgique, sur son pays d’origine. «Chacun de nous peut être un écrivain, car chacun de nous a une histoire et peut exprimer ses émotions», a ajouté Mme Nami.

Le prochain salon aura lieu le 25 février sur le thème du Nouvel An chinois. Informations : facebook.com/SalonCulturelMTL

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