(Photo: La Voix Pop - Isabelle Bergeron) Le directeur général du Centech, Richard Chénier, est déjà témoin de l'interaction entre les différents acteurs de l'écosystème qui se déroule dans ce corridor.

L’ancien Planétarium Dow grouille maintenant de jeunes entrepreneurs motivés à lancer leur projet sur le marché. L’intérieur du bâtiment de la rue Saint-Jacques a fait l’objet d’une reconstruction totale pour accueillir les nouveaux locaux du Centech, l’incubateur d’entreprises de l’École de technologie supérieure (ÉTS).

Après dix mois de travaux, l’espace de 2000 m2 commence à intégrer ses premiers occupants, qui augmenteront de façon graduelle jusqu’en janvier. Il s’agit d’un projet de plus de 11,4 M$, financé par les gouvernements provincial et fédéral ainsi que l’ÉTS.

«C’est important de préciser qu’il ne s’agit pas d’un déménagement, mais bien d’un agrandissement de nos activités parce que nous sommes en pleine croissance et que nous commencions à être serrés dans nos locaux de la rue Monfort», précise le directeur général du Centech, Richard Chénier. Ce nouveau projet permettra de doubler les activités de l’incubateur.

Complètement métamorphosé par la firme Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes, l’ancien Planétarium Dow est maintenant considéré comme l’épicentre des activités. Il intègre des bureaux, des aires de création et des espaces communs pour les participants au programme d’accélération, une formation de 12 semaines qui permet aux startups d’élaborer une stratégie de commercialisation.

Les participants au programme propulsion poursuivront quant à eux leurs activités sur la rue Monfort tout en continuant à profiter de l’équipement de pointe de l’ÉTS et d’être épaulés par des mentors afin d’optimiser leur projet.

Le directeur général de L’ÉTS, Pierre Dumouchel Photo: Isabelle Bergeron

Cellules d’innovation
Outre désengorger les locaux actuels du Centech, ce nouvel espace a été spécialement conçu afin de créer un écosystème qui favorisera l’émergence de nouvelles technologies.

«Nous avons créé 10 cellules d’innovation corporatives, où des grandes entreprises vont collaborer avec des chercheurs, des étudiants et des startups», souligne M. Chénier.

Le plus difficile demeure de trouver des sujets d’entreprises, selon le directeur général de l’ÉTS, Pierre Dumouchel.

«Il y a beaucoup de projets déjà lancés, donc trouver de nouvelles idées est difficile. Il faut échanger, connaître les besoins et ce bâtiment permet de stimuler ça», renchérit-il.

Les entrepreneurs en herbe profiteront donc de l’expertise des grandes entreprises, alors que celles-ci auront accès aux talents et aux idées des nouveaux venus en entrepreneuriat.

«Ce partenariat permettra aux grandes corporations de prendre un pied d’avance sur leur compétiteur et d’intégrer des éléments novateurs dans leur produit afin de continuer à être des leaders dans leur secteur d’activités», précise M. Chénier.

Parmi elles, se trouvent notamment Port de Montréal ainsi que des entreprises spécialisées dans le domaine des villes intelligentes. Les autres locataires seront dévoilées au courant de l’automne.

Photo: Isabelle Bergeron

Architecture
Présentant un aménagement sombre et feutré et une géométrie circulaire rappelant Saturne et ses anneaux, le Planétarium représentait un enjeu de taille pour la firme en charge de lui donner une deuxième vie.

«Ce lieu autrefois destiné à vulgariser l’astronomie est dorénavant un lieu ouvert et inspirant, où la science devient porteuse de l’innovation», souligne l’architecte Julie Morin.

Le principal défi consistait à maximiser l’entrée de la lumière naturelle tout en gardant intact l’extérieur du bâtiment, comme convenu avec la Ville de Montréal lorsque l’immeuble a été cédé à l’ÉTS en 2013.

«Nous avons créé des percées nord-sud et est-ouest en remplaçant les cloisons opaques par des vitrines», explique le directeur du bureau de développement du campus, Patrice Catoir.

D’autres éléments viendront bonifier le projet dans les mois à venir, notamment la transformation du stationnement au sud du Planétarium en parc. L’espace a d’ailleurs déjà été zoné à cet effet et les travaux devraient commencer sous peu.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!