Gracieuseté L'immeuble comportera un étage commercial au rez-de-chaussée et cinq étages résidentiels.

Le projet que le promoteur Alexandre Forgues destinait au terrain vague situé à l’intersection du boulevard LaSalle et de la rue de l’Église ne pouvait être générique, ennuyant ou ordinaire. Les plans présentés aux citoyens en avant-première, avant même de les soumettre à l’arrondissement, font présager un lieu unique.

L’omniprésence de la verdure est le premier élément qui frappe. En décalant les étages, les architectes ont inclus des terrasses permettant un verdissement de presque 85% de la superficie.

«C’est beaucoup plus que des pots de fleurs sur les balcons. La végétation fait partie de l’immeuble et de sa conception. Elle n’est pas seulement un accessoire qu’on y ajoute», fait valoir Rami Bebawi de la firme Kanva, en charge du projet.

Les espèces de plantes seront choisies selon leur besoin en luminosité et afin que le projet puisse être vert toute l’année.

Le matériau des façades devra quant à lui être pâle, entre autres pour mettre en valeur ce verdissement et favoriser la croissance des plantes.

Unique
«Peu importe le projet, on cherche toujours à raconter une histoire. On veut qu’il soit en lien avec son milieu et unique, tellement qu’il serait impossible de prendre le même immeuble et de le placer ailleurs», explique M. Bebawi.

Les suggestions des citoyens pour définir cette histoire ont été nombreuses, de l’importance de l’eau et du fleuve au passé autochtone et ouvrier de l’arrondissement.

«C’est un lieu qui est véritablement au cœur de Verdun, à l’angle du seul boulevard qui le traverse d’est en ouest et de la plus importante rue dans l’axe nord-sud. Verdun est né ici-même», souligne l’historien verdunois Gilles Laberge, mentionnant divers éléments qui ont marqué les environs et qui pourraient servir de signature. Il note le tramway, l’ancien débarcadère de l’île Saint-Paul et les inondations.

Les architectes songent déjà utiliser les soffites, la surface sous les balcons et terrasses, pour inclure ces éléments plus artistiques, puisque cette partie de l’immeuble est visible du trottoir, par tous ceux qui passeront devant l’édifice.

S’il ne vise pas forcément une certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), à cause des coûts qui y sont liés, M. Forgues compte assurément en adopter les grands principes. Il songe entre autres installer des voitures électriques en auto-partage pour les résidents.

Les architectes retournent maintenant à la table à dessin afin d’intégrer autant que possible les idées des citoyens au projet qu’ils présenteront à l’arrondissement.

Phase 2 possible
M. Forgues souhaitait également développer le terrain présentement occupé par le Tim Hortons. Des démarches avaient été entreprises auprès du propriétaire terrien et une offre d’achat avait été acceptée, mais la chaîne de restauration, qui a un bail à très long terme, n’a jamais retourné les appels du promoteur. Cette section, qui aurait été moins haute que l’immeuble principal, aurait permis une meilleure intégration au bâti actuel, mais ne verra probablement pas le jour de sitôt.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!