TC Media - Patrick Sicotte Si la plateforme est officiellement bilingue (anglais et français), les psychologues ont des origines diverses et variées permettant à certains clients de converser dans leur langue maternelle.

Pour rendre la psychothérapie plus accessible, une résidente verdunoise a créé une clinique de consultation virtuelle. Depuis leur salon ou à l’autre bout de la planète, les clients ont accès en tout temps à un psychologue.

«Ce qui se passe entre les deux oreilles, c’est fragile et précieux», lance la fondatrice de Pause Thérapie, Sofia Benyahia qui a créé l’entreprise en 2016 pour que la psychothérapie ne soit plus un luxe.

Cette consultation 2.0 a la particularité d’être de courte durée. «La journée est séparée en blocs de 20 minutes ce qui réduit les coûts et permet d’essayer avec plusieurs psychologues pour choisir celui qui nous convient le mieux», explique le conjoint de Mme Benyahia et vice-président aux finances de la jeune pousse, Yves Langevin, qui est impliqué dans le projet depuis ses débuts.

Selon la fondatrice, le client n’a pas nécessairement besoin d’une heure pour expliquer son problème. «Le contexte commande le temps. Si on a besoin de plus, on peut prendre jusqu’à trois blocs consécutifs», précise-t-elle. Une fois inscrit, il est possible de discuter par visioconférence ou par clavardage. «Les personnes qui débutent peuvent parfois être gênées et préféreront s’ouvrir à l’écrit», ajoute-t-elle.

Comme dans une clinique physique, le client prend un rendez-vous. Mais si urgence il y a, il peut passer en consultation dès que le psychologue, «magasiné» par l’intermédiaire de la liste affichée sur le site, est disponible. Les premières 40 minutes sont obligatoires afin de s’inscrire, de remplir le formulaire de consentement puis de créer un premier lien avec le psychologue.

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Une alternative

Pour sa fondatrice, Pause thérapie est une option supplémentaire. «Nous ne sommes pas là pour remplacer la thérapie physique, mais pour faciliter l’accès à des psychologues», indique-t-elle.

La présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Dre Christine Grou, croit que cette pratique peut être bénéfique pour une personne qui se trouve dans une région éloignée, une mère ou un père monoparental qui veut consulter  sans se déplacer ou encore, quelqu’un qui n’est pas flexible à cause de son horaire de travail. «Il n’y a rien qui prouve que cette méthode est innéficace mais on incite à la prudence. Il faut connaitre les limites de ces moyens technologiques, s’assurer de la confidentialité des informations et que le psychologue évalue adéquatement le caractère approprié de la psychothérapie en ligne selon la problématique du client», explique-t-elle.

La dizaine de psychologues de Pause Thérapie possède une formation généraliste ainsi qu’une spécialité comme les difficultés de sommeil ou l’agressivité impulsive. «Ils sont membres de l’Ordre des psychologues du Québec, ce qui veut dire qu’ils répondent aux mêmes règles, sont inspectés, encadrés et ont des obligations de formations», ajoute la Dre Grou.

La prochaine étape est le développement de l’application mobile. «Pour le moment, on peut tout faire sur téléphone sauf la consultation en elle-même. C’est notre objectif des prochains mois», dévoile Yves Langevin, ajoutant qu’il faut tout de même faire attention à privilégier un environnement calme pour la séance.

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