Carolyn Kaster Carolyn Kaster / The Associated Press

WASHINGTON — L’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, Michael Flynn, a plaidé coupable vendredi, d’avoir menti à la police fédérale américaine à propos de ses contacts avec des responsables russes. Michael Flynn a aussi admis avoir agi sur les instructions de hauts responsables de l’équipe de transition de Donald Trump.

Des documents dévoilés vendredi révèlent que M. Flynn fait l’objet d’une seule accusation d’avoir «volontairement et consciemment» menti au FBI le 24 janvier.

Son plaidoyer de culpabilité est potentiellement inquiétant pour la Maison-Blanche, car en acceptant de collaborer avec la justice, Michael Flynn pourrait devenir un collaborateur important pour l’équipe du procureur spécial Robert Mueller qui tente de déterminer si l’équipe de campagne de Donald Trump a comploté avec la Russie pour influencer le résultat des élections de 2016 en faveur du milliardaire républicain.

L’équipe juridique du bureau du procureur spécial Robert Mueller prétend notamment que M. Flynn a menti quand il a dit ne pas avoir discuté de sanctions avec celui qui était à l’époque l’ambassadeur russe aux États-Unis.

Les développements de vendredi ne prouvent pas qu’il y a eu collusion avec la Russie, mais ils montrent que Michael Flynn a menti au FBI au sujet de plusieurs conversations avec l’ambassadeur russe aux États-Unis en décembre dernier. Les documents de la Cour montrent aussi clairement que des hauts responsables de l’équipe de transition de Donald Trump étaient parfaitement au courant des contacts que Michael Flynn avait avec des responsables russes dans les semaines précédant l’inauguration.

Les hauts responsables n’ont pas été nommés dans les documents de la cour, mais des personnes proches de l’affaire ont confié à l’Associated Press qu’il s’agirait de Jared Kushner, le gendre du président et ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale et KT McFarland, choisi par Donald Trump, pour être ambassadrice à Singapour.

Ce plaidoyer de culpabilité pousse l’enquête plus près que jamais de la Maison-Blanche. Étant donné l’implication directe de l’équipe de transition dans les conversations de Michael Flynn avec l’ambassadeur russe Sergey Kislyak, le plaidoyer soulève également des questions sur l’exactitude des affirmations répétées de l’administration selon lesquelles Michael Flynn aurait induit Mike Pence en erreur lorsqu’il lui avait dit n’avoir jamais discuté des sanctions contre Moscou avec des diplomates russes. Rappelons que Michael Flynn avait été poussé à la démission pour avoir menti à Mike Pence.

Le général à la retraite, qui a milité vigoureusement aux côtés de Donald Trump pendant la campagne, devient le deuxième homme autour du président à enregistrer un verdict de culpabilité lié à l’ingérence russe pendant les élections américaines de 2016. George Papadopoulous, un ancien membre de l’équipe de campagne de M. Trump, a reconnu en octobre avoir menti au FBI.

Le procureur spécial Robert Mueller a aussi intenté des poursuites contre un ancien directeur de campagne du candidat Trump, Paul Manafort, et son associé Rick Gates. Tous deux ont plaidé non coupables.

M. Flynn est sous la loupe des enquêteurs de M. Mueller pour de multiples allégations, notamment son travail de lobbyiste au profit de la Turquie. Le fait qu’il ne doive répondre que d’une seule accusation porte à penser qu’il a choisi de collaborer avec l’enquête de M. Mueller en échange d’une certaine clémence.

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